L'été 2027 marquera une nouvelle étape pour l'usine Pyrex, qui se prépare à remplacer son four vieillissant. Soumise à une usure inévitable, l'ancienne installation sera démolie pour faire place à une technologie de pointe, capable de fonctionner à 80 % à l'électricité. Cette innovation vise à réduire les coûts liés au gaz, jugés trop instables sur le marché international.
« Le four de demain est déjà ici », s'enthousiasme Géraldine Fiacre, PDG de la Maison du Verre, la société mère de Pyrex. Ce nouvel équipement, conçu par des équipes internes, permettra de diminuer considérablement les émissions de CO2, culminant à seulement 160 kg par tonne produite, soit 70 fois moins qu'un four traditionnel. Un véritable pas vers la décarbonation dans un secteur très énergivore.
Avant le lancement de ce nouveau four, l'ancien - installé en 2021 et à 65 % électrique - doit être démonté. « Il a été conçu pour terminer sa vie après cinq ans, du fait des températures extrêmes atteintes lors de la fabrication du verre, qui grimpe à 1600 degrés », précise Claude Bin, directeur de l'usine. Cette décision vise à garantir la qualité irréprochable des produits, évitant que des débris de l'équipement ne se retrouvent dans le verre.
Le chantier de démolition et de construction devrait débuter à l'été 2027 et durer environ deux mois. En anticipation, l'entreprise, basée à Châteauroux, se renforce pour répondre à la demande durant cette période d'inactivité. « Nous constituons actuellement des stocks pour faire face aux besoins des clients », indique Bin.
Ce projet d'envergure représente un investissement total de 9 millions d'euros, soulignant l'engagement de Pyrex en matière d'innovation et de durabilité.
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