Marc Chirilcenco, Gina Chirilcenco et Carole Boin, les entraîneurs du club de gymnastique d'Avoine-Beaumont, respirent un grand coup après avoir été blanchis par une enquête administrative, lancée plusieurs mois avant la publication du livre de Kaylia Nemour, leur ancienne athlète. Ce document accuse les entraîneurs de pratiques douteuses au sein du club.
Dans un courriel reçu récemment, signé par le préfet d'Indre-et-Loire, il est clairement mentionné qu'"aucun élément suffisant ne permet de caractériser un danger" pour les gymnastes. Ainsi, aucune sanction ou restriction n'est imposée à l'encontre des entraîneurs emblématiques de l'établissement.
Aucune mesure administrative d'interdiction ou de restriction d'exercice
Cette enquête est la seconde à toucher le club en quatre ans et a été initiée suite à plusieurs signalements en juillet 2025. La première investigation, réalisée en 2022, avait déjà exonéré le couple Chirilcenco. Cette fois-ci, elle a analysé les "conditions d'encadrement des gymnastes" au sein d'Avoine Beaumont Gymnastique, en lien avec des potentiels risques pour leur santé physique et leur sécurité morale.
Kaylia Nemour, qui a remporté une médaille d'or pour l'Algérie aux Jeux Olympiques, a récemment publié un ouvrage critique à l'encontre de ses anciens entraîneurs, y soutenant avoir été sous emprise.
Pour cette seconde enquête, une cinquantaine de témoignages ont été recueillis. Selon les membres du Conseil départemental de la jeunesse, des sports et de la vie associative, les éléments rassemblés n'établissent pas un danger evident. Toutefois, des recommandations ont été faites, par exemple, sur la nécessité d'une formation relative à la prévention des violences psychologiques et le suivi psychologique des gymnastes de haut niveau.
Marc Chirilcenco a réagi positivement à ces recommandations, proposant d'instaurer un référent au sein des installations sportives pour garantir un environnement sain et sécurisant. Il a également évoqué la possibilité d'installer des caméras de vidéosurveillance pour renforcer la sécurité, bien que cela dépende largement de l'approbation de la communauté de communes.







