Le président du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC), Gaëtan Bruel, a réagi avec fermeté aux critiques formulées par le député du Rassemblement national, Thomas Ménagé. Ce dernier a récemment déclaré que les films soutenus par le CNC étaient "très wokes" et a exprimé son intention de supprimer l'institution en cas de victoire électorale de son parti, en arguant que les fonds devraient être réorientés vers des projets culturels différents.
Gaëtan Bruel, s'exprimant sur France Inter, a affirmé : "Supprimer le CNC, ce serait payer beaucoup plus pour obtenir beaucoup moins." Il a également souligné l'importance de l'institution, notant que 90 % des Français vivent à moins de 30 minutes d'une salle de cinéma grâce aux aides du CNC. Il a ajouté que les critiques du député RN n'étaient pas fondées, précisant que des films français captivent un large public, représentant environ 40 % des entrées.
En réponse à ces allégations, des experts de l'industrie cinématographique, comme l'historien du cinéma Jean-Pierre Durand, ont souligné que le soutien public est vital pour la créativité et la diversité culturelle. "Le CNC est un pilier du paysage cinématographique français. Sa suppression priverait le secteur de ressources essentielles, nuisant à l'innovation", a-t-il déclaré.
Ce débat souligne les tensions croissantes sur le financement de la culture en France, alors que le rôle de l'État et ses interventions dans le secteur soulèvent des questions politiques et sociales croissantes.







