À l'approche des championnats d'Europe de gymnastique rythmique, qui se tiendront à Varna, en Bulgarie, du 27 au 31 mai, la sélection russe suscite de vives réactions. Plusieurs gymnastes choisies pour représenter le pays sous une bannière neutre sont associées à Sky Grace, l'académie fondée par Alina Kabaeva, ancienne championne olympique et compagne présumée de Vladimir Poutine. Même au sein de la Russie, des critiques émergent, qualifiant cette sélection de biaisée et soulignant une influence excessive.
Comme l'indique le Journal du Dimanche, la gymnique rythmique russe revient sur le devant de la scène européenne, mais pas sans controverse. Ce rendez-vous marque l'un des premiers grands événements continentaux où certains athlètes russes sont autorisés à participer depuis le début de l'invasion en Ukraine. La composition de l'équipe a provoqué une onde de choc inattendue.
Selon le quotidien suisse Neue Zürcher Zeitung, la majorité des gymnastes sélectionnées ont été formées dans l'académie Sky Grace, créée par Kabaeva, ce qui alimente les soupçons de favoritisme.
"Je déteste Kabaeva" : une sélection qui interroge en Russie
Alina Kabaeva, championne olympique à Athènes en 2004, est devenue une figure influente et politique dans le sport russe. Des médias indépendants, tant en Russie qu’à l’international, la décrivent comme la partenaire officieuse de Poutine, affirmant qu'ils ont deux enfants, ce que le Kremlin nie avec force. Son académie, lancée en 2022, a pris de l'importance et a suscité des critiques sur son influence dans le monde de la gymnastique.
Les critiques ont surtout émergé sur les réseaux sociaux, où des commentaires tels que "Je déteste Kabaeva" ou "C’est tellement mesquin la façon dont elle agit" circulent sur des plateformes comme VKontakte. Les internautes l'accusent d'utiliser sa position pour favoriser ses protégé(e)s.
Un retour russe sous surveillance
Cet incident dépasse le cadre du sport, coïncidant avec une période où les athlètes russes et biélorusses sont soumis à un régime particulier depuis le début du conflit en Ukraine.
Cette année, la Fédération internationale de gymnastique a autorisé leur retour sous statut neutre après un bannissement en 2022. Les championnats d'Europe de Varna représentent une étape cruciale vers les Mondiaux 2026, prévus à Francfort.







