La tendance est préoccupante pour Emmanuel Macron, dont la cote de confiance continue de dégringoler. Selon un sondage réalisé par Elabe pour Les Echos, rendu public mercredi, le président de la République voit sa popularité passer à 20 %, affichant une perte de trois points en mai, succédant à une baisse de deux points en avril. Cette étude souligne un renversement de la dynamique observée pendant l'hiver, où la confiance avait été en hausse.
Seules 20 % des personnes interrogées estiment que le président est capable de gérer efficacement les enjeux actuels auxquels fait face le pays. Ce résultat pourrait mettre en lumière une détérioration des relations entre le gouvernement et les citoyens en plein contexte de crise.
Le cas de Sébastien Lecornu, le Premier ministre, illustre également cette tendance. Son indice de confiance recule d'un point, atteignant 23 %. Depuis son entrée en fonction, ses chiffres oscillent entre 20 et 25 %, selon Elabe, témoignant d'une perception fluctuante de son leadership.
Dans le registre des figures politiques fréquemment citées, les membres du "socle commun" de centre et de droite, tels qu'Édouard Philippe et Gérald Darmanin, subissent également des baisses significatives, leur popularité chutant de cinq points. Notamment, le président d'Horizons perd 13 points auprès des électeurs macronistes, un coup dur pour celui qui a été un allié crucial durant le mandat de Macron.
Cependant, les figures du Rassemblement National, Jordan Bardella et Marine Le Pen, semblent stabilisées dans un environnement turbulent. Bardella enregistre un léger recul d'un point, tandis que Marine Le Pen voit sa cote rester inchangée, atteignant respectivement 37 % et 34 % d'opinions positives, selon le sondage.
Du côté de la gauche, François Ruffin émerge avec une forte progression de 7 points, atteignant 53 % après une chute de 8 points précédemment, tandis que Jean-Luc Mélenchon, dans la foulée de son annonce présidentielle, affiche également une belle remontée de 7 points, ajoutant un vent nouveau à son image après une hausse précédente.
Le sondage a été mené entre le 4 et le 5 mai, impliquant un échantillon représentatif de 1.032 adultes résidant en France métropolitaine, selon la méthode des quotas, avec une marge d'erreur oscillant entre 1,4 et 3,1 points. Une situation délicate pour l'exécutif, qui pourrait influencer les décisions politiques à venir.







