Trump évalue un plan iranien tout en restant prudent. “Je doute que [ces propositions] soient acceptables, car [les Iraniens] n’ont pas encore payé un prix suffisant pour leurs actions vis-à-vis de l’humanité depuis 47 ans”, a déclaré samedi le président américain sur sa plateforme Truth Social. Selon des agences de presse iraniennes, Téhéran a proposé à Washington, à travers le Pakistan, un plan en 14 points visant à résoudre le conflit en 30 jours. D’après l'agence Tasnim, le régime iranien exige le retrait des forces américaines des zones avoisinant l’Iran, la levée du blocus de ses ports, la restitution de ses actifs gelés, des réparations, la levée des sanctions, ainsi qu'un “mécanisme” pour le détroit d'Ormuz et “la cessation des hostilités sur tous les fronts y compris au Liban”. Malgré cette démarche, un responsable militaire iranien a estimé samedi “probable” une reprise des conflits avec les États-Unis. Selon Alex Vatanka, expert au Middle East Institute, les négociations sont dans une impasse, “les deux camps se livrant à une surenchère verbale”. Dans un entretien avec Al-Jazeera, il appelle à des “petits pas” pour restaurer la confiance, tout en soulignant qu’une avancée rapide semble peu probable.

Tensions en Ukraine : Zelensky évoque des mouvements “inhabituels” à la frontière biélorusse. “Nous surveillons la situation de près, gardant tout sous contrôle et intervenant si nécessaire”, a affirmé le président ukrainien lors de son discours quotidien. Depuis plusieurs semaines, Kiev appelle Minsk à éviter une implication accrue dans le conflit mené par la Russie. Cette alerte intervient “après une période de tensions croissantes et de répression numérique en Biélorussie”, rapporte le Kyiv Post. “Récemment, le Centre ukrainien de lutte contre la désinformation a signalé que Minsk avait intensifié son contrôle sur l'accès à Internet”. Ces restrictions coïncident avec une radicalisation des propos du président biélorusse Alexandre Loukachenko. “Des anciens responsables ukrainiens préviennent que la Biélorussie pourrait à nouveau devenir une base pour les opérations militaires russes contre l’Ukraine,” souligne le Kyiv Post.

Pilule abortive : un fabricant conteste une décision devant la Cour suprême. Le laboratoire Danco, l'un des deux principaux distributeurs de la mifépristone aux États-Unis, a déposé une requête en urgence pour suspendre la décision d’une cour d’appel conservatrice qui bloque temporairement l’acheminement du médicament par voie postale. “Même un arrêt temporaire de l’accès à la mifépristone aurait des conséquences majeures”, constate Politico. Ce médicament est source de près des deux tiers des interruptions de grossesse, et un quart des patientes sont dépendantes des téléconsultations pour l’obtenir. Cette suspension complique encore l'accès à l’IVG aux États-Unis, où, depuis 2022 et l'arrêt historique de la Cour suprême, le droit à l'avortement n'est plus garanti au niveau fédéral et est désormais laissé à la discrétion de chaque État. La décision rendue vendredi a répondu à une demande de la Louisiane, qui applique l’une des législations anti-avortement les plus strictes du pays. La Cour suprême avait rejeté une décision similaire en juin 2024, pour des raisons procédurales.