Les banques, qu'il s'agisse de celles de détail ou d'affaires, ont pour objectif principal de générer des profits. Ces bénéfices varient en fonction de la nature des clients et des produits offerts. Ainsi, des clients solvables et proactifs, qui empruntent et investissent, deviennent des atouts précieux. Cependant, les établissements financiers sont également confrontés à des clients moins rentables. Quelles sont les caractéristiques d'un mauvais client pour une banque ? Détails dans cet article.
Caractéristiques d'un mauvais client pour une banque
La définition d'un mauvais client repose sur des critères variés, principalement liés à son comportement financier. En général, un mauvais client se distingue par :
- Une gestion de compte peu active, notamment avec peu de mouvements.
- Une absence d'épargne et d'outils d'investissement.
- Une utilisation de moyens de paiement coûteux, tels que les chèques ou espèces.
- Un compte courant sous-utilisé et l’absence de produits financiers annexes.
- Une domiciliation des revenus dans d'autres banques.
Des éléments comme un profil personnel jugé à risque contribuent également à cette évaluation. Les banques utilisent souvent un système de scoring pour déterminer la qualité d'un client lors de l'octroi d'un crédit.
Une gestion de compte défavorable
La manière dont un client gère son compte influe sur la perception qu'en a la banque. Des retards de paiement fréquents ou un fichage au FICP ou au FCC – des listes tenues par la Banque de France faisant état des défauts de paiement et des chèques sans provision – signalent généralement un mauvais client.
Un comportement financier à risque
Le comportement financier constitue également un indicateur majeur. Un client ayant recours de manière excessive aux services coûteux au guichet ou qui utilise des crédits à répétition est perçu négativement. Voici quelques comportements financiers peu judicieux :
- Utilisation persistante des services bancaires onéreux.
- Un recours fréquent à des crédits renouvelables.
- Des découverts récurrents pour couvrir des dépenses.
Un profil à risque
Enfin, le profil du client joue un rôle crucial. Un fort taux d'endettement, une instabilité professionnelle, et des revenus irréguliers augmentent le risque perçu par la banque lors de la demande de crédit. Ces clients sont souvent soumis à des taux d'intérêt plus élevés pour compenser le risque associé. Les jeunes en CDI sont généralement considérés comme moins risqués par rapport à des travailleurs indépendants ou des seniors sans emploi.
Conséquences d'un mauvais client pour une banque
Les impacts d'un mauvais client sur une banque sont multiples :
- Risque financier accru : créances impayées, affectant la rentabilité.
- Augmentation des coûts opérationnels liés à la gestion des impayés et à la mise en place de mesures de contrôle.
En tant qu'entité commerciale, une banque doit contrôler ses pertes. Bien qu'un mauvais client ne représente pas un danger isolé, un groupe de clients similaires peut devenir problématique. D'où l'importance d'une bonne stratégie marketing pour attirer et maintenir des clients de qualité. Les institutions financières mettent en place des techniques de profilage pour prévenir les comportements à risque.
Que fait une banque avec un mauvais client ?
Face à un mauvais client, une banque prend des mesures préventives et correctives. Cela peut inclure des limitations de services comme des plafonds de retrait inférieurs, ou la révision des conditions d’utilisation de certains produits. Les banques offrent parfois des conseils pour aider leurs clients à mieux gérer leurs finances. En cas de besoin, elles peuvent également fermer le compte d'un client, en respectant un préavis légal.
En guise de synthèse, les signes d’un mauvais client en banque incluent :
- Une solvabilité inquiétante.
- Des antécédents de défauts de paiement.
- Peu d’intérêt pour les produits et services financiers.
- Un manque d’implication dans la gestion de son compte.
- Une préférence pour les moyens de paiement plus coûteux.
La gestion des clients est essentielle pour la santé financière d'une banque, surtout dans un contexte concurrentiel post-crise de 2008. Ainsi, il est primordial d’adopter des stratégies marketing efficaces pour fidéliser des clients intéressants et éviter les comportements abusifs.







