Emmanuel Macron se rendra en Arménie du 3 au 5 mai, marquant une première visite depuis huit ans. L'agenda comprend des accords stratégiques, une coopération en défense et un rapprochement avec l'Union européenne.
Le président de la République française, Emmanuel Macron, entame une visite diplomatique en Arménie dès ce dimanche 3 mai, un déplacement prévu jusqu'au mardi 5 mai. Ce voyage s'inscrit dans un cadre particulier, comme l'indique Le Figaro, où plusieurs accords stratégiques seront signés.
Cette visite a lieu dans un contexte important, alors que la capitale arménienne accueille d'abord un sommet de la Communauté politique européenne, suivi d'un sommet qui unit l'Union européenne et l'Arménie. C’est la première fois qu'Emmanuel Macron effectue une visite bilatérale en Arménie depuis son passage lors du sommet de la Francophonie en 2018.
Béton, canons et Airbus
L'un des principaux points à l'ordre du jour est la signature d'un accord de partenariat stratégique avec le Premier ministre Nikol Pachinian. Cet accord mettra l'accent sur la coopération en matière de défense, avec notamment la livraison de radars aériens pour l'armée arménienne et la commande de 36 canons Caesar pour 2024. De surcroît, des instructeurs militaires français seront présents pour former les soldats sur le terrain, comme le rapporte RTL.
Sur le plan civil, des accords dans le secteur des transports sont également attendus. Dans un communiqué diffusé le 30 avril, l'Élysée a évoqué des "perspectives prometteuses pour Airbus" et a mis l'accent sur l'engagement fort de l'État français en matière d'infrastructures, notamment un projet de tunnel crucial pour l’axe routier nord-sud du pays.
Devoir de mémoire
Le programme de la visite comprend également un moment de recueillement, avec une visite au Mémorial du génocide arménien prévue pour le mardi 5 mai. Emmanuel Macron se rendra ensuite au Matenadaran, musée réputé pour sa collection de manuscrits anciens, où un accord de coopération sera formalisé avec la Bibliothèque nationale de France. Le président et Nikol Pachinian effectueront également une visite à Gyumri, une ville tragiquement touchée par un séisme en 1988.
Cette visite représente une occasion stratégique pour l'Arménie de renforcer ses liens avec l'Union européenne. L'accord de paix signé avec l'Azerbaïdjan en août 2025 marque, selon l'Élysée, le début d'une "nouvelle ère de coopération régionale". Paris est déterminé à ne pas laisser passer cette opportunité.







