Le président Emmanuel Macron a marqué les esprits ce lundi en s'exprimant fermement contre ceux qui souhaitent un durcissement des relations avec l'Algérie. Interrogé par des professionnels de la santé lors de son déplacement dans l'Ariège, il a évoqué la situation des candidats à un diplôme de médecine moins reconnu, connus sous le terme de "Padhue".
"Les 'Padhue', c’est encore le bordel! Cela m'exaspère ! Ils exercent déjà et lorsque vient le moment de leur titularisation, un examen supplémentaire est exigé. Nous avons un système qui marche sur la tête !", a-t-il dénoncé.
Les médecins dans cette situation, travaillant dans les hôpitaux, ont souvent des rémunérations inférieures à celles de leurs homologues titulaires. Pour accéder à une autorisation d'exercice, ils doivent passer par des épreuves de vérification et, si elles sont réussies, un parcours de consolidation durant deux ans. D'après le Conseil national de l'Ordre des médecins, les principales origines des diplômes pour ces "Padhue" sont l'Algérie (36,8%), la Tunisie (12,4%), la Syrie (9%) et le Maroc (7,4%).
Relancé par un médecin algérien, Macron a poursuivi son tir : "Allez dire à tous les mabouls qui affirment qu'il faut se fâcher avec l'Algérie...". Ces mots semblent s'adresser principalement à certains membres de la droite française, notamment aux Républicains, dont Bruno Retailleau, qui avait critiqué par le passé la gestion des relations franco-algériennes, qualifierait la France de "faible" face à Rabat.
Au sein de l'extrême droite, les préoccupations étaient tout aussi vives, le leader du RN, Jordan Bardella, évoquant également des "provocations" de la part du gouvernement algérien. À l'inverse, Laurent Nuñez, ancien ministre de l'Intérieur, avait plaidé récemment pour un renforcement du dialogue entre Paris et Alger, estimant que le bras de fer n'était pas la seule voie à suivre.
Comme il l'a souligné, "Je veux bien que nous allions célébrer des rencontres diplomatiques, mais pour quels résultats?" Ces commentaires soulignent une volonté de rétablir une relation plus constructive malgré les tensions historiques qui pèsent encore sur les deux pays.







