À Saint-Ouen, en région parisienne, une vive polémique agite la ville. L’enseigne Master Poulet, connue pour ses prix abordables, suscite des réactions mitigées. Pour lutter contre son installation, la municipalité a choisi de placer des blocs de béton et des pots de fleurs géants devant son magasin.
Cette guerre du poulet ne se limite pas à Saint-Ouen. En effet, depuis cinq ans, le marché du poulet a vu ses prix grimper de 25 % en France, en grande partie grâce à l'essor de la « street food » qui transforme le paysage urbain. La popularité des repas à base de volaille bon marché séduit de nombreux gourmets, mais elle provoque aussi l'irritation des riverains, dérangés par l'odeur et l'afflux de clients.
Master Poulet, avec ses 10 000 tonnes de volaille écoulées en 2025 à travers ses 50 établissements - majoritairement situés en Île-de-France - est devenu le symbole de cette dynamique. Des villes comme Asnières, Châtillon et Rueil-Malmaison ont expérimenté des tensions similaires, mais Saint-Ouen semble aller plus loin dans sa résistance, arguant que cette enseigne représente un danger pour la santé publique.
De nombreux experts nutritionnels, comme le Dr Jean-Michel Cohen, soulignent que la prolifération de ce type de restauration peut exacerber des problèmes de santé publique. Selon lui, « il est crucial de sensibiliser le public aux dangers d'une alimentation trop riche en graisses et en sucres ». En revanche, certains habitants, comme Marie Dupont, mère de famille, estiment que cette initiative pourrait apporter un véritable soutien économique local, en créant des emplois et en dynamisant la vie de quartier.
Le débat reste ouvert, et la bataille entre les défenseurs d'une alimentation saine et ceux de la culture culinaire populaire vigoureusement prospère. Comme le rappelle FranceInfo, « cette guerre du poulet est un reflet des préoccupations sociétales actuelles autour de l'alimentation et du cadre de vie. »







