Lors d'une récente déclaration, Fabien Roussel a affirmé qu'il ne saisirait pas la proposition de LFI, estimant qu'une rupture est désormais constatée avec le parti de Jean-Luc Mélenchon, qu'il qualifie de "pire candidat de second tour". En écho à une offre faite par Manuel Bompard, coordinateur de LFI, Roussel a exprimé son scepticisme face à une possible coalition électorale, dénonçant une "tambouille électorale".
En effet, Bompard avait lancé un appel en faveur d'une candidature unie des forces de gauche, incluant des accords sur les programmes et les élections législatives. Cependant, Roussel a rétorqué que la promesse d'un dialogue sur les programmes était loin d'être suffisante, soulignant que des députés insoumis avaient auparavant présenté des candidats opposés aux maires communistes et écologistes lors des dernières élections municipales, laissant "un goût amer" chez les communistes.
Les revers de la gauche dus à LFI
Roussel a également pointé du doigt les revers électoraux subis par la gauche, qu'il impute à la stratégie de LFI. "Ces échecs sont en grande partie à cause d'eux, et cela ne peut pas s'oublier", a-t-il insisté. Loin d'être favorable à des tractations électorales, il a déclaré: "Si c'est pour parler de candidatures communes, ce n'est pas ma priorité".
En parallèle, il a souligné qu'il faudrait plutôt se concentrer sur des questions concrètes telles que la crise énergétique, proposant des solutions pour freiner la flambée des prix.
Pour l'instant, Roussel reste flou sur la possibilité d'une candidature communiste pour 2027, se défendant de faire des promesses précoces en attendant le congrès du Parti communiste qui aura lieu cet été.
Dans les discussions actuelles sur la gauche, Roussel appelle à un retour aux préoccupations fondamentales, invitant toutes les forces progressistes, y compris LFI, à s'unir autour de solutions pratiques face à la crise pétrolière, plutôt que de s'attarder sur des alliances électorales.







