Le samedi 4 avril, une centaine de manifestants se sont rassemblés devant la préfecture de Gironde, à Bordeaux, pour exprimer leur défiance face à l'implantation d'une usine de batteries au cobalt et au nickel à Blanquefort. Parmi eux, le nouveau maire de Parempuyre, Henri Lagarrigue, est monté au front pour défendre les préoccupations de ses concitoyens.
Ce rassemblement a été organisé par divers collectifs et associations s'opposant au projet Emme, qui soulèvent des inquiétudes quant aux risques environnementaux dans une zone déjà vulnérable aux inondations. Dans ce contexte, Florence Bougaud, administratrice de Sepanso, a souligné l'absence de représentants identifiés du projet lors de la campagne municipale récente.
Henri Lagarrigue, déjà connu pour ses réticences vis-à-vis des ambitions d'Emme, a évoqué le danger de transformer du minerai en exploitant une usine classée Seveso seuil haut. Pour lui, le risque de pollution est inacceptable, surtout sans garanties sur la sécurité environnementale. Il a ainsi affirmé n'avoir rencontré aucun soutien au projet parmi ses électeurs. "Nous ne pouvons pas envisager de léguer cette situation à nos enfants", a-t-il déclaré.

Avec une volonté de faire entendre la voix de la population, Lagarrigue n'a pas tardé à monter au créneau, même avant l'installation de Bordeaux Métropole. Il a jugé essentiel de sensibiliser les élus sur les enjeux locaux relatifs au projet. En effet, il n'hésite pas à faire du lobbying pour sa commune, convaincu que le soutien politique pourrait influencer le processus décisionnel autour de l'implantation de l'usine.
Ce désir d'impliquer le préfet dans les discussions souligne l'urgence de la situation. Lagarrigue a promis d'organiser des rencontres sur site pour montrer les répercussions potentielles du projet. Alors que les inquiétudes grandissent, il est évident que la lutte contre l'usine Emme ne fait que commencer.







