L'eurodéputée LFI Rima Hassan se retrouve de nouveau sous les projecteurs judiciaires, alors qu'elle doit faire face à plusieurs accusations. Des procédures ont été engagées contre elle, notamment pour "apologie du terrorisme", et la découverte de drogue de synthèse dans ses effets personnels lors de son arrestation.
Au cœur de l'affaire, une publication controversée sur son compte X évoquant un membre de l'Armée rouge japonaise, impliqué dans un attentat meurtrier en Israël en 1972, a suscité l'indignation. Le parquet de Paris a confirmé qu'elle sera jugée le 7 juillet pour ces faits. Hassan a été libérée après sa garde à vue, mais la justice n'a pas tardé à relancer les enquêtes à son encontre.
Une publication sur X qui fait débat
Rima Hassan a été interpellée dans le cadre d'une enquête initiée le 27 mars, suite à un message posté le 26 mars sur le réseau social X. Dans ce tweet, elle rendait hommage à Kozo Okamoto, un membre de l'Armée rouge japonaise reconnu pour son implication dans des actes terroristes. La publication a été signalée par le ministre de l'Intérieur, entraînant ainsi des plaintes de l'Organisation juive européenne (OJE) et de la Licra.
Le parquet précise que la députée encourt jusqu'à sept ans de prison et une amende de 100 000 euros pour ce délit, qui dévalorise toute forme de révolte violente contre l'oppression. Sa publication, bien qu'elle ait été supprimée, a été marquée par des propos très engagés, créant une véritable onde de choc au sein de l'opinion publique.
Réactions au sein de La France insoumise
Le placement en garde à vue de Rima Hassan a provoqué une vive réaction au sein de son parti, La France insoumise. Jean-Luc Mélenchon a qualifié cela de "police politique" et a dénoncé une atteinte à l'immunité parlementaire. Ses collègues ont défendu Hassan en parlant d'un "harcèlement judiciaire", pointant du doigt des irrégularités dans la procédure, y compris une supposée pression sur son immunité parlementaire.
Selon des sources policières, le parquet de Paris maintient que cette garde à vue ne nécessite pas la levée d'immunité parlementaire en raison du caractère de l'enquête, qualifiée de flagrance.
Drogue de synthèse retrouvée durant la garde à vue
Lors de la fouille qui a suivi sa garde à vue, la police a découvert environ 1,8 gramme de drogue de synthèse dans le sac de Rima Hassan, qui se serait justifiée en expliquant qu'elle la tenait d'une source inconnue. Les types de substances retrouvées ont été testées positives à la cathinone, une molécule synthétique souvent associée aux amphétamines.
Rima Hassan a, dans une déclaration sur son compte X, dénoncé les "accusations totalement fausses" à son encontre et a promis d'intenter des poursuites en diffamation contre ceux qui la calomnient, arguant que seule la présence de CBD, légal en France et utilisé pour des raisons médicales, devrait être retenue.
Une série de procédures encore en cours
Porte-parole insoumise de la cause palestinienne, sa trajectoire judiciaire n est pas sans conséquence. Rima Hassan a été ciblée par d'autres procédures liées à des messages jugés racistes ou antisémites. Actuellement, au moins six affaires sont en cours concernant des tweets diffamatoires, ce qui a conduit à une surveillance accrue de sa présence médiatique.
Les nombreux signalements passés ont contribué à un climat de méfiance entre l'eurodéputée et les instances judiciaires, alors que le débat sur la liberté d'expression reste brûlant en France. De tels incidents soulèvent des questions cruciales sur le statut des représentants politiques et leur protection légale face à des accusations potentiellement infondées.







