Communément appelées « sulfateuses à PV » ou « voitures vampires », ces véhicules sont équipés d'un système de lecture automatique des plaques d'immatriculation (LAPI), carrément présents dans les villes de plus de 50 000 habitants. Leur objectif ? Identifier et verbaliser les automobilistes n’ayant pas utilisé les horodateurs ou les applications de paiement. Leurs capacités sont impressionnantes.
Depuis la réforme du stationnement en 2018, le non-paiement de l'espace public ne mène plus à une amende pénale mais à un forfait post-stationnement (FPS), dont le montant varie selon les municipalités. Pour faciliter le travail des agents de surveillance, de nombreuses villes ont recruté des entreprises privées pour déployer des voitures LAPI.
Chaque voiture est munie de plusieurs caméras sur le toit, capable de détecter les plaques des véhicules garés. Ces informations sont centralisées via une tablette à bord, qui les transmet à une société mandatée par la ville. En cas d'absence de la plaque dans la base de données des paiements, cela signifie que le propriétaire n’a pas réglé son stationnement.
Ces véhicules automatisés peuvent contrôler environ 1500 plaques par heure. "Les voitures identifient les infractions ; quatre photos sont prises pour valider la contravention", a expliqué Nicolas Bertin, ancien directeur général de Moovia, dans un entretien avec Ouest France.
Des erreurs possibles avec ces lectures automatiques ?
Toutefois, ces véhicules ne sont pas toujours bien accueillis par le public. Des erreurs peuvent survenir, notamment lorsque des automobilistes effectuent un arrêt momentané et reçoivent tout de même une contravention pour stationnement non payé. En effet, ces voitures ne distinguent pas toujours entre un moteur en marche et une voiture immobilisée. Plus préoccupant, des amendes ont été émises à des personnes bénéficiant normalement d'une gratuité, comme les titulaires de la carte mobilité inclusion.
Pour éviter ce type d'erreur, la ville de Rennes a instauré un système permettant aux personnes handicapées d'enregistrer leur plaque pour faciliter le paiement. Paris a également mis en place un dispositif similaire, où les bénéficiaires peuvent renseigner leur carte dans les applications de stationnement, rendant ainsi leur statut plus accessible.
Peut-on contester un procès-verbal dressé par une voiture LAPI ?
Il est crucial de garder tous vos justificatifs de stationnement, tels que les avis de paiement ou les tickets, durant plusieurs semaines. Dans le cas d’une contravention à tort, il est possible de contester le FPS par le biais d'une démarche souvent dématérialisée.
Dépôt d'un RAPO (Recours Administratif Préalable Obligatoire)
Vous disposez de 30 jours pour soumettre votre recours après réception de l'avis de paiement. Il faut généralement le faire sur le site de la collectivité concernée ou via le portail de l'opérateur de stationnement. Assurez-vous de joindre tous les documents nécessaires et, si votre recours est accepté, vous serez notifié de l'annulation du FPS. Les délais de réponse peuvent varier, et il est important de noter que le RAPO ne suspend pas le délai de paiement.
Que faire en cas de rejet ?
Si votre RAPO est rejeté ou reste sans réponse après un mois, vous pouvez faire appel auprès du Tribunal du stationnement payant, avec une démarche en ligne possible.
Pour plus d'informations sur la gestion du stationnement et la transition vers une mobilité durable, consulter Roole Media.







