Le sénateur (LR) d'Indre-et-Loire, Jean-Gérard Paumier, a adressé une question à la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, concernant l'abandon du projet d'IRM fixe à l'hôpital de Loches, déplorant un "déséquilibre territorial".
Des inquiétudes persistent après que le projet d'IRM fixe de l'hôpital de Loches a été remplacé par une solution mobile, qui ne sera opérationnelle qu'en septembre 2026. Ce revirement a suscité des réactions variées, notamment celle du sénateur Paumier.
Dans une question écrite soumise le 2 avril 2026, le sénateur a interrogé la ministre Rist sur les raisons exactes ayant conduit à cette décision ainsi que sur le sort des fonds du Ségur qui étaient initialement affectés au projet. Lors de ses vœux, le directeur de l’hôpital de Loches, Florent Uro, a évoqué des préoccupations sur le financement et le personnel nécessaire pour gérer un tel projet.
Un « déséquilibre territorial »
Le projet initial, d'une valeur de près de quatre millions d'euros, prévoyait la construction d'un nouveau bâtiment sur le site des Rives de l'Indre. Jean-Gérard Paumier a souligné que ce projet répondait à un besoin croissant, étant donné que près de 42 % de la population locale dépasse les 60 ans, et que les demandes en services de diagnostics rapides se multiplient.
En attendant, l'IRM mobile sera présente deux semaines par mois, ce qui est jugé insuffisant par l'ancien maire de Saint-Avertin. Il déclare que cette solution ne garantit pas un accès optimal pour les patients, en particulier ceux souffrant de maladies chroniques.
Alors que trois IRM fixes sont prévues à proximité d'Amboise, réalisant un effort significatif en matière de localisation, le sénateur met en avant l'inégalité persistante et déclare que "même si l'accroissement de l'offre d'imagerie est positif, il exacerbe les déséquilibres territoriaux, rendant le sud de la Touraine encore plus négligé".







