Dans le cadre de ses efforts pour réduire les dépenses, le gouvernement français a décidé de liquider l’Institut national de la consommation (INC), avec la mise en vente du célèbre magazine 60 millions de consommateurs. Ce décret, publié le 29 mars, officialise une transformation entière des médias publics, relevant d’une situation économique alarmante.
Un liquidateur à la tâche
La loi de finances 2026 stipule que l’INC, créé en 1966 pour servir d’expert en matière de consommation, devait être liquidé d’ici la fin du mois de mars. Le décret prévoit la nomination d’un liquidateur pour aider à la transition de ce magazine emblématique vers un acteur privé. Ce professionnel aura un délai de trois mois pour trouver un repreneur, cependant, ce délai peut être prolongé. En cas d’échec, le liquidateur sera chargé de mettre fin à l’activité de presse et de céder les actifs.
Quid des employés ?
Les inquiétudes grandissent concernant l’avenir des 60 employés du magazine. Lionel Maugain, syndicaliste au SNME CFDT, a souligné le manque d’informations sur leur sort dans le décret, appelant à la préservation de l’indépendance éditoriale afin d’éviter que le magazine ne devienne un outil partisan. Selon le ministère du Commerce, un processus minutieux sera mis en place pour garantir le choix d’un repreneur respectant les valeurs et l’éthique du journal.
Des voix s’élèvent contre la décision
Récemment, une centaine de journalistes et d’universitaires ont exprimé leur terreur face à ce qu’ils qualifient de "mise à mort" de l’institut, surtout après la liquidation de l’INC qui pourrait coûter jusqu’à 11 millions d’euros. En 2024, l’INC avait enregistré un déficit de 719 000 euros mais a réussi à renouer avec les bénéfices en 2025, signe d’une certaine résilience. Cette situation soulève des questions sur le véritable objectif de cette liquidation : est-ce une véritable économie ou une mise à mal de la voix des consommateurs ?







