Invitée du Journal inattendu sur RTL, Christine Ockrent retrace son voyage dans l'univers télévisuel. En 1981, elle fait ses premiers pas en tant que la troisième femme à animer un journal télévisé en France, dirigeant le 20 heures d'Antenne 2. Ce rendez-vous connaît très rapidement un succès immense, attirant jusqu'à 10 millions de téléspectateurs chaque soir, faisant d'elle une figure emblématique des médias.
Cependant, ses débuts n'ont pas été exempts de difficultés. Ockrent se souvient d'un milieu profondément marqué par le sexisme : "Quand j'ai commencé dans une radio concurrente, avant de rejoindre le 20 heures, je me retrouvais complètement isolée. Je faisais le journal de 8 heures, seule femme parmi mes collègues." En prenant les rênes du 20 heures, elle constate que l'atmosphère n'évolue guère : "C'était encore plus cruel. Le directeur de la rédaction faisait des tours dans les couloirs, assurant mes camarades : 't'inquiète pas, elle ne va pas tenir 8 jours'", a-t-elle déclaré.
Depuis lors, le paysage audiovisuel a considérablement changé. De nombreuses femmes ont désormais pris les commandes du 20 heures, à l'instar de Laurence Ferrari, Claire Chazal, Anne-Claire Coudray sur TF1, Béatrice Schoenberg ou encore Léa Salamé sur France 2.
Ockrent observe également un changement dans la manière dont les jeunes s'informent : "Il est clair que les nouvelles générations consomment l'information d'une manière complètement différente. J'éprouve une grande sympathie pour ces hommes et ces femmes qui continuent d'exercer ce métier, qui n'est pas sans challenges. Il a, à mon avis, changé de nature et l'impact des nouvelles informations n'est plus le même", a-t-elle conclu.







