Capturé au Venezuela le 3 janvier sur ordre de Donald Trump, Nicolas Maduro s'affiche comme un homme combatif depuis sa cellule. Samedi, lui et sa femme, Cilia Flores, ont diffusé un message où ils se décrivent comme "forts" et "sereins" après plusieurs mois d'incarcération.
Dans une déclaration relayée sur X par des proches, l'ancien président a assuré : "Nous allons bien, nous sommes forts et en prière constante". À la veille de la Semaine sainte, une période très significative pour le pays, il a remercié ceux qui leur envoient des messages de soutien : "Chaque mot d'amour renforce notre âme".
Un isolement marqué par l'absence d'informations
Maduro et sa femme ont été placés en détention lors d'une opération nocturne par les autorités américaines dans leur palais à Caracas. Depuis, ils séjournent dans une prison de haute sécurité à Brooklyn, où ils font face à des accusations de trafic de drogue. Lors de leur comparution devant le tribunal new-yorkais, ils sont restés discrets.
Sans accès à la presse ou à Internet, Maduro parvient néanmoins à communiquer avec sa famille et ses avocats durant de courts entretiens téléphoniques, comme l'indique une source proche de lui. Sa dernière prise de parole remonte au 5 janvier, lorsque, se qualifiant de "président légitime du Venezuela", il avait affirmé être "kidnappé".
Selon des déclarations de son fils, Nicolas Maduro Guerra, l'ex-président maintiendrait un rythme de vie actif, avec une heure d'exercice quotidien, malgré les conditions de détention restrictives. Les avis des experts sont partagés sur son état psychologique. Certains estiment que son discours public pourrait s’inscrire dans une stratégie de résilience, tandis que d'autres craignent une dégradation de sa santé mentale. Ces événements soulignent la complexité de la situation politique vénézuélienne ainsi que l'avenir incertain de l'ancien dirigeant.







