Comment un jeune de 11 ans, comme Bradley, va-t-il vivre sans ses réseaux sociaux préférés ? Ce samedi marque le début de l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans en Indonésie. Bradley, qui consacre jusqu'à cinq heures par jour à son téléphone pendant les vacances, exprime déjà son regret, tout en envisageant de trouver des moyens de contourner cette interdiction.
Une telle décision n'est pas un cas isolé. Plusieurs pays, tel que l'Australie, ont également renforcé les restrictions d'âge sur l'accès aux réseaux sociaux. Les récentes préoccupations concernant les impacts nocifs d'une utilisation excessive des écrans expliquent en partie ces décisions.
Une mesure touchant 70 millions d'enfants
En Indonésie, 70 millions d'enfants sont directement concernés par cette nouvelle règle, qui s'applique à des plateformes réputées « à haut risque » telles que YouTube, TikTok, Facebook, Instagram et autres. « Nous avons pris cette décision afin de protéger l'avenir de nos enfants », a déclaré Meutya Hafid, ministre indonésien des Communications.
Des experts tels que le psychologue en enfant-ado, Dr. Samuel Julien, soutiennent que cette mesure pourrait avoir des effets bénéfiques, en réduisant l'exposition des jeunes à des contenus inappropriés. « Moins de temps passé en ligne peut favoriser des interactions sociales réelles et saines », affirme-t-il. Néanmoins, certains jeunes ressentent déjà la pression de l'exclusion sociale liée à leur impossibilité de se connecter.
Alors que cette législation est mise en œuvre, tous les yeux seront rivés sur son impact non seulement sur la vie quotidienne des jeunes Indonésiens, mais aussi sur la tendance mondiale des politiques de protection des enfants en ligne.







