L'Assemblée générale des Nations Unies a voté, le 25 mars, une résolution proclamant la traite des esclaves africains comme "l'injustice la plus inhumaine et la plus durable contre l'humanité". Ce texte a été soutenu par 123 pays, tandis que seuls les États-Unis, Israël et l'Argentine ont exprimé leur désaccord.
Lors de cette session, 178 nations se sont prononcées, indiquant un large consensus sur la nécessité de reconnaître les souffrances infligées par l'esclavage, comme l'a rapporté France 24. La résolution appelle les États à prendre des mesures pour la justice, notamment par des excuses officielles, des compensations pour les descendants et une lutte active contre le racisme.
Le président du Ghana, John Mahama, a décrit ce vote comme un moment "historique" et a souligné l'importance de continuer à œuvrer vers la guérison et la justice réparatrice. "Il est essentiel de reconnaître les inégalités persistantes et d'œuvrer pour la réconciliation", a-t-il déclaré.
Une réaction mitigée à l'international
La décision n’a pas été sans controverse. Les voix contraires, représentées par les États-Unis, entourent le débat sur la légalité des réparations pour des actes passés. Dan Negrea, le représentant américain, a affirmé que "les États-Unis ne reconnaissent pas le droit légal à des réparations" pour des événements qui, à l'époque, n'étaient pas illégaux selon le droit international.
L'Assemblée générale de l'ONU déclare que la traite des Africains réduits en esclavage et l’esclavage racialisé des Africains sont "l'injustice la plus inhumaine et la plus durable contre l'humanité".
123 pour
3 contre (États-Unis, Israël, Argentine)
52 abstentions pic.twitter.com/pnDyho3AkE— ONU Info (@ONUinfo) March 25, 2026
Du côté européen, la France et le Royaume-Uni ont également fait part de leur abstention, craignant que cette résolution n'ouvre la voie à des comparaisons entre différentes tragédies historiques. Cependant, le chef de la diplomatie ghanéenne a réfuté cette position, insistant sur le caractère unique de l'esclavage : "Nous ne classons pas la douleur, mais il n'y a aucun autre cas aussi systémique et prolongé, avec des conséquences qui perdurent depuis plus de 300 ans."







