Michel-Edouard Leclerc reconnaît son erreur sur la baisse des prix des carburants

Après des promesses non tenues, Leclerc se confie sur la volatilité des marchés pétroliers.
Michel-Edouard Leclerc reconnaît son erreur sur la baisse des prix des carburants
« Je vois bien l’attente que j’ai pu susciter auprès des automobilistes » a reconnu Michel-Edouard Leclerc. © (Photo NR)

Le PDG d’E.Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, a récemment admis avoir fait une prévision erronée quant à la baisse des prix des carburants.

La baisse d'« à peu près 30 centimes » par litre de carburant, annoncée par Leclerc la semaine dernière, n’a finalement pas eu lieu, a-t-il avoué jeudi.  « Je plaide coupable d’avoir présumé de nos capacités à maintenir des prix bas », a déclaré le patron d’E.Leclerc, reconnu comme le leader de la distribution en France.

Leclerc a reconnu ne pas avoir anticipé la « volatilité fulgurante » des marchés pétroliers, tout en insistant sur le fait qu'il n'avait jamais lancé de « campagne de promotions » pour des baisses de prix. Il a exprimé son dépit, affirmant : « Je comprends l'attente qu’a pu susciter mes propos chez les automobilistes. Je m’en veux de ne pas avoir prévu une telle variabilité ». Il a également souligné que sa marge sur les carburants est « inférieure à 1 % », affirmant que l'enseigne offre des prix « plus bas dans 98 % des cas ».

Le 11 mars dernier, Leclerc avait prévu une diminution des prix à la pompe « sous deux jours », en raison d’une chute des cours du pétrole suite à une escalade du conflit au Moyen-Orient. Il s'attendait à une baisse de 23 centimes, puis 7 centimes, tout en prévenant que les tarifs seraient soumis à des fluctuations selon la situation géopolitique.

Il a également informé que dans certains centres E.Leclerc, des livraisons avaient eu lieu de carburants à « 20 à 25 centimes moins cher que la veille », malgré des cuves vides.

« Il faudra bien que l’État réduise sa marge »

Cependant, « dès le 11 mars après-midi », les marchés ont connu une hausse rapide, notamment à cause de la paralysie du détroit d'Ormuz, un point stratégique pour le transit de la majeure partie de la production pétrolière mondiale. Leclerc a souligné que la distribution ne possédait pas de leviers de négociation sur les marchés internationaux. « Si ce conflit perdure, il sera impératif que l’État intervienne pour diminuer sa marge », a-t-il ajouté, afin de soulager « les automobilistes en difficulté », en considérant également le rôle des raffineurs.

La semaine dernière, Dominique Schelcher, PDG de Coopérative U, avait aussi assuré que des baisses se profile à la pompe. Bien que des diminutions soient observées, la réalité demeure qu'ils sont « totalement tributaires de la volatilité des cours et de la situation géopolitique », a-t-il déclaré.

Actuellement, un litre de gazole est vendu à environ 2,084 euros en moyenne dans l'Hexagone, selon une analyse de l'AFP basée sur les prix de près de 9.600 stations interrogées. Cela représente une hausse de 36 centimes, soit 21 %, par rapport à fin février, préambule des tensions militaires entre Israël et l'Iran. Quant au SP95-E10, la variété de carburant la plus utilisée, son prix atteint 1,929 euro, soit une hausse de 20 centimes depuis la même date.

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