Avec une dépendance marquée aux pays du Golfe pour ses importations de pétrole et de gaz, le Bangladesh se trouve dans une position précaire. En effet, près de 95 % de ses hydraucarbures proviennent de cette région, et depuis le début du conflit actuel, les approvisionnements sont gravement perturbés, entraînant des rationnements de carburant.
Rashed Al Titumir, le conseiller économique du Premier ministre, a indiqué à l'AFP que le gouvernement de Dacca avait sollicité une aide financière urgente. "Le Fonds monétaire international (FMI) a promis un prêt de 1,3 milliard de dollars, et la Banque asiatique de développement (BAD) un soutien budgétaire de 500 millions de dollars", a-t-il détaillé.
"Comme nous ne voulons pas épuiser nos réserves de changes, nous n'avons guère d'autre option que de demander des prêts", a ajouté Al Titumir.
Vers une diversification des approvisionnements énergétiques
Avec l'angoisse d'une crise énergétique grandissante, le gouvernement s'efforce également de diversifier ses sources d'approvisionnement. En cherchant des alternatives en provenance d'Amériques du Nord et du Sud ainsi que d'Afrique, les autorités espèrent assurer une stabilité financière durable.
Cette situation précaire est exacerbée après la chute de l'ex-Première ministre Sheikh Hasina en 2024, laissant à son successeur, Tarique Rahman, le fardeau d'une économie que ce dernier qualifie de "détruite", avec une inflation approchant les 10 % pour 2025.
En dépit des défis, le gouvernement n'a pas encore revu à la hausse les prix de l'électricité et du carburant, tout en maintenant la question du rationnement. Un responsable de Meghna Petroleum Ltd. a noté qu'il n'y avait pas eu de nouvelles directives à ce sujet.
En réaction à cette crise grandissante, les économistes s'inquiètent de la santé du secteur financier et de la viabilité économique du pays dans les mois à venir, alors que les tensions au Moyen-Orient continuent d'affecter le marché mondial des énergies. Les experts estiment qu'une intervention rapide est nécessaire pour éviter une détérioration de la situation économique déjà fragile du Bangladesh.







