L'Afghanistan promet des représailles après le bombardement tragique d'un hôpital
Le ministre de l'intérieur afghan, Sirajuddin Haqqani, a affirmé que l'Afghanistan "vengera" les victimes de la frappe pakistanaise sur un centre médical à Kaboul. L'attaque, survenue le 18 mars, a causé 408 morts et 265 blessés, selon des sources officielles.
"Les Afghans vivent des jours difficiles, et nous les vengerons", a déclaré Haqqani lors d'une cérémonie funéraire. Le ministre a également envoyé un message clair aux autorités pakistanaises : "Nous ne sommes pas faibles, vous verrez les conséquences de vos crimes." Le Pakistan, après avoir bombardé Kaboul, a justifié l'opération en invoquant la nécessité de frapper des "cibles militaires et terroristes".
Une ONG, le Norwegian Refugee Council (NRC), a confirmé le lourd bilan de cette frappe, soulignant des "centaines de morts et de blessés". Un porte-parole a précisé que de nombreuses victimes seraient enterrées sur une colline de Kaboul, où se trouve un mémorial en hommage à une figure politique afghane célèbre.
Les tensions entre les deux pays montent depuis des mois. Le Pakistan accuse l'Afghanistan d'héberger des combattants du Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP), responsables de nombreuses attaques sur le sol pakistanais, accusation que l'Afghanistan dément.
Avec l'escalade de la violence, les appels au cessez-le-feu se multiplient. Le conflit entre ces deux nations voisines, dans le contexte actuel du Ramadan, appelle à une résolution pacifique. Les déclarations de Haqqani pourraient marquer un tournant dans cette tragédie humaine, alors que le monde observe.







