Depuis lundi, la cour d’assises de Paris examine le cas d'un homme présumé décédé en Syrie, marquant ainsi le premier procès en France portant sur le génocide de la minorité yazidie. Ce procès concerne des atrocités survenues entre 2014 et 2016 en Irak et en Syrie.
Traitées comme des "objets sexuels" et considérées comme des "butins de guerre", ces femmes ont été vendues pour quelques milliers de dollars. Lors de ce procès par défaut du jihadiste français Sabri Essid, un témoin a décrit le sort déplorable réservé aux femmes et aux filles yazidies capturées par les combattants de l'État islamique, comme rapporté par RTL.
Ce procès, qui se déroule sans la présence de l'accusé, met en lumière un génocide encore relativement méconnu. Bazhad Farhan, un témoin clé, souhaite ardemment que son témoignage laisse une empreinte indélébile pour s'assurer que "l'histoire ne se répète plus" et que "justice soit faite". À la tête de l'association Kinyat, ce trentenaire a créé une base de données pour documenter les victimes de ces crimes horribles. Il a également œuvré pour la libération de plus d'une cinquantaine de femmes et fillettes de sa communauté, achetant leur liberté des mains des jihadistes, souvent considérés comme des hérétiques. Pour cela, il a même infiltré des groupes de combattants sur Telegram sous un pseudonyme, comme l'a révélé RTL.







