Le ministre des Affaires étrangères de Turquie, Hakan Fidan, a tiré la sonnette d'alarme concernant la situation désastreuse au Liban, où plus d'un million de personnes ont été déplacées à cause des conflits meurtriers qui secouent la région. Lors d'une récente conférence de presse à Ankara, il a explicitement déclaré : «Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays.»
Fidan a souligné l'importance d'agir rapidement : «Il est impératif de mettre un terme au plus vite à ces violences». Il a annoncé qu'il se rendrait dans plusieurs pays de la région à partir de mercredi pour discuter des «mesures à prendre» face à cette crise humanitaire, ajoutant que «la situation au Liban est extrêmement préoccupante et pourrait empirer en cas d'offensive terrestre israélienne».
Cette inquiétude n'est pas isolée. Selon l'Institut de recherche sur les conflits, d'autres experts, comme la politologue française Claire Levens, estiment que l'escalade des hostilités dans la région pourrait entraîner un afflux massif de réfugiés. «La communauté internationale doit répondre sans tarder pour éviter un nouveau drame humanitaire», a-t-elle déclaré lors d'un récent séminaire.
Alors que les tensions persistent, le monde observe attentivement les développements au Moyen-Orient, craignant qu'une crise migratoire majeure ne s'installe, exacerbée par la détérioration des conditions de vie et la violence qui affecte déjà des millions de personnes.







