À l'approche de la publication de son livre, Et la joie de vivre, Gisèle Pelicot partage son souhait d'aller voir son ex-mari détenu, une démarche qu'elle qualifie d'adieu essentiel à sa guérison. Invité sur RTL le 16 février, elle évoque les événements tragiques qui ont entouré cette affaire marquante.
Le récit de Gisèle Pelicot, Et la joie de vivre, publié par les éditions Flammarion, plonge le public dans l'horreur des viols de Mazan commis par son ex-mari, Dominique Pelicot. Pendant près d'une décennie, elle a été victime d'un système tragique, manipulée et droguée à son insu, ce qui a causé des blessures profondes non seulement pour elle mais aussi pour ses enfants.
En 2020, l'affaire éclate lorsque Dominique Pelicot est arrêté pour voyeurisme. Ce drame a révélé un réseau complexe de vidéos compromettantes sur ses ordinateurs. Il a finalement été condamné à vingt ans de prison, mettant fin à une période d'angoisse insupportable pour Gisèle et sa famille, comme le rapportent nos confrères de RTL.
Dans son livre, Gisèle explique que cette visite en prison doit être perçue non pas comme un acte de faiblesse, mais comme une étape cruciale de son cheminement. « Je veux lui poser des questions, comprendre comment il a pu gâcher nos vies », confie-t-elle. Bien qu'elle n'ait pas encore fixé de date, elle reste déterminée.
Un lien difficile à rompre
Dans l'interview, elle se remémore ses réactions face à la situation. Malgré tout le mal qu'il a causé, Gisèle avoue avoir eu du mal à couper les liens avec Dominique. Lors de sa détention, elle a même pris l'initiative de lui apporter des vêtements, un geste qui a suscité des interrogations autour de son attachement.
« Je ne pardonnerai jamais ce qu'il nous a fait subir », déclare-t-elle en rendant hommage à ses enfants qui ont vécu cette tragédie en plein cœur.
Ce parcours émotionnel est complexifié par les souvenirs troublants. Gisèle se rend compte que, malgré la douleur, elle a longtemps été attachée à cet homme. « Pendant longtemps, j'ai gardé le meilleur de notre passé. J'ai essayé de tourner la page, mais je réalise maintenant l'ampleur des destructions qu'il a causées », commente-t-elle.
Retrouver son identité après la tempête
Dans le cadre de ses explications, Gisèle aborde également la question de son nom. Elle a décidé de conserver le nom de son ex-mari, non pas par attachement, mais pour préserver une certaine continuité pour ses enfants. « C'était important de rééquilibrer les choses au vu de la couverture médiatique », conclut-elle avec une pointe de détermination.
Ce récit poignant est un témoignage éclairant des défis auxquels sont confrontées les victimes, alors qu’elles tentent de reconstruire leur vie après avoir subi des traumatismes profonds. En tournant la page, Gisèle Pelicot espère offrir une nouvelle perspective sur son histoire - une histoire de résilience et de nouvelle vie.







