Mercredi, lors d'une conférence de presse, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fermement déclaré que des élections en Ukraine ne pourront avoir lieu qu'après la mise en place d'un cessez-le-feu avec la Russie et l'obtention de garanties de sécurité. Cette déclaration fait écho à des informations récentes suggérant un scrutin présidentiel anticipé sous pression des États-Unis, informations qui ont été démenties par le président ukrainien.
En effet, il a réagi à une annonce du Financial Times, précisant que l’Ukraine envisageait d’organiser un scrutin et un référendum sur un éventuel accord de paix avant la mi-mai, sous la pression américaine. "Nous procéderons aux élections une fois que toutes les garanties de sécurité nécessaires seront en place", a affirmé Zelensky.
Il a également souligné que l’idée d’organiser des élections le 24 février, date d'anniversaire de l’invasion, est "totalement stupide", arguant que cette date est trop chargée émotionnellement pour un événement politique. Zelensky a insisté sur le fait qu'aucune menace n'a été faite par les États-Unis concernant le retrait de leurs garanties de sécurité lié à la tenue d'élections.
Dans le cadre des efforts pour résoudre le conflit, l'Ukraine a accepté une proposition américaine d'organiser des pourparlers directs avec la Russie à Miami la semaine prochaine. Cependant, Zelensky a déclaré que la Russie semblait encore hésiter à participer à ces discussions. Ces négociations devraient aborder des sujets sensibles, notamment la question du partage des territoires, un enjeu majeur dans le cadre des discussions.
D’après un responsable ayant requis l’anonymat, l’idée d’un référendum pour permettre au peuple ukrainien de se prononcer sur un éventuel accord de paix a déjà été évoquée lors des précédentes négociations avec les États-Unis et la Russie. David Arakhamia, chef du groupe parlementaire du parti présidentiel, a exprimé son soutien pour ce projet, indiquant que les avis du peuple ukrainien seront cruciaux dans toute décision future concernant la paix avec la Russie.
En somme, alors que Kiev attend des garanties de sécurité avant de se lancer dans le processus électoral, les tensions persistent autour des négociations avec Moscou, et la situation reste précaire pour l’Ukraine.







