Un incendie colossal a ravagé un camp de déplacés dans l'ouest du Soudan, entraînant la perte tragique d'un enfant et de nombreux blessés, tandis que des centaines de personnes, déjà affectées par le conflit, se retrouvent sans abri, a rapporté un responsable local.
Depuis avril 2023, le Soudan est plongé dans un conflit violent entre l'armée régulière et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), exacerbant la crise humanitaire.
L'incendie a éclaté lundi dans le camp d'al-Omda, près de la ville de Tawila, selon Abou Bakr Haroun, vice-président du comité de gestion du camp. "C'est une catastrophe", a-t-il déclaré.
Un enfant de seulement trois ans a perdu la vie dans cet événement tragique, tandis que 13 personnes ont été blessées. Plus de 500 abris de fortune ont été détruits, et de nombreux animaux ont péri dans les flammes;
L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a révélé que l'incendie avait déplacé 514 familles vers Tawila, une ville déjà saturée de milliers de déplacés. En effet, les répercussions de ce sinistre sont immenses, aggravant une situation déjà précaire.
Un habitant du camp, Omar Abdallah Ahmed, a partagé son désespoir avec l'AFP : "Nous avons tout perdu. Tout a été détruit. Nous sommes dans un besoin urgent de vêtements et de couvertures. Je n'ai plus d'argent à cause de cet incendie." Des images récentes témoignent des décombres, où des tas de cendres ont remplacé les tentes qui abritaient autrefois ces familles.
Les quelques abris restants sont désormais enveloppés d'une épaisse couche de suie. Bien que les organisations humanitaires aient rapidement fourni de la nourriture et de l'eau potable, M. Haroun a souligné que cela n'était pas suffisant pour répondre aux besoins croissants de la population : "Deux seules cuisines collectives fonctionnent encore et il nous faut des tentes. La nuit, le froid y est insupportable", a-t-il ajouté.
Actuellement, Tawila accueille des milliers de personnes déplacées d'El-Facher, la capitale du Darfour-Nord, qui a été assiégée par les paramilitaires depuis octobre. La situation nécessite des actions d'urgence immédiates pour éviter une aggravation de la crise humanitaire.







