Un conseiller de Donald Trump, Tom Homan, a été envoyé à Minneapolis pour apaiser les tensions autour d'une opération anti-immigration tragique ayant entraîné la mort de deux manifestants. Lors d'une rencontre avec le gouverneur Tim Walz et le maire Jacob Frey, Homan a souligné l'importance d'un "dialogue régulier" pour naviguer à travers cette crise.
Défenseur des expulsions massives de migrants, Homan place la communication au cœur de ses efforts. Selon un communiqué du bureau du gouverneur, cette rencontre est jugée cruciale dans un contexte d’émotions exacerbées.
Donald Trump, tout en affirmant que la situation était "très bien gérée", a également évoqué la nécessité d'un soutien continu des autorités locales, une exigence qui froisse certains élus démocrates. La ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, reste dans son poste malgré les critiques, ce que Trump défend en disant qu'elle effectue "un très bon travail".
L'opération a été scrutée de près, surtout après le décès d'Alex Pretti, tué par des tirs d'agents fédéraux, un événement qui a provoqué de vives réactions. Cette tragédie renforce les doutes sur la légitimité de l'autorité exercée par ces agences, permettant des interrogations sur la responsabilité en cas de bavures.
En effet, Trump a qualifié la mort de Pretti de "très triste", mais a choisi d'éviter de le désigner simplement comme une victime innocente. Sa remarque sur l'armement lors des manifestations a suscité des critiques, y compris des dénonciations de la part de Joe Biden, qui a condamné ces actes violents et a appelé à un retour à la civisme, des valeurs fondamentales selon lui.
Plusieurs procédures judiciaires sont en cours pour examiner la légitimité des actions des agences fédérales. Un juge a récemment demandé à Todd Lyons, directeur de la police fédérale de l'immigration (ICE), de comparaître. Les conséquences de cette opération sur les droits humains dans le cadre de la détention des migrants sont également à l'étude, comme le révèle un rapport du sénateur démocrate Jon Ossof de Géorgie, recensant de nombreux cas préoccupants.
Dans les rues de Minneapolis, l'indignation persiste. Stephen McLaughlin, un retraité, déplore la brutalité de l'exécution d’un manifestant, qualifiant les dénégations officielles de "terrifiantes et profondément ignobles". Des vidéos analysées par l'AFP contestent aussi ferme la version des faits présentée par les autorités, ajoutant une couche de complexité à cette situation déjà tendue.







