Le corps sans vie d'une femme ouzbèke de 37 ans a été retrouvé décapité dans une benne à ordures à Istanbul, provoquant une onde de choc dans le pays. Découvert samedi soir par un homme en quête de matériaux recyclables dans le quartier huppé de Sisli, ce meurtre sordide soulève des questions cruciales sur la violence masculine en Turquie.
La victime, enveloppée dans un drap, a laissé les enquêteurs perplexes, puisque la tête et les jambes n'ont pas été retrouvées. Grâce à des séquences de vidéosurveillance, deux hommes ont été vus déversant une valise dans une benne à proximité. Peu après, les forces de l'ordre ont arrêté deux suspects à l'aéroport d'Istanbul, alors qu'ils tentaient de fuir, suivi d'un troisième suspect.
Des voix s'élèvent à travers le pays, notamment des groupes de défense des droits des femmes qui appellent à des manifestations ce dimanche tant à Istanbul qu'à Ankara. Ils exigent des mesures concrètes contre les féminicides, dénonçant l'impunité dont bénéficient souvent les agresseurs. "Nous ne connaissons pas encore le nom de la victime, mais ce crime est le reflet d'une violence systémique !", a déclaré le collectif Féministes contre le féminicide sur les réseaux sociaux, promettant de descendre dans la rue pour dire stop aux violences.
Une problématique croissante
Le maire de Sisli, Resul Emrah Sahan, a qualifié ces meurtres d'un "problème social majeur". Dans un message publié sur Twitter, il a mis en lumière l'urgence d'une réponse coordonnée pour endiguer ce phénomène grandissant : "Les féminicides deviennent un massacre qui ne cesse d'empirer, alimenté par l'indifférence et la négligence collective". Cette déclaration fait suite à des chiffres alarmants rapportés par l'association "Nous mettrons fin aux féminicides", qui indique qu'en 2025, 294 femmes ont été tuées par des hommes.
La situation ne montre aucun signe d'amélioration, ce qui soulève de vives critiques envers les politiques du gouvernement. Si la Turquie ne publie pas de statistiques officielles sur les féminicides, la colère du peuple et des militants semble atteindre son paroxysme. Les opérations de protestation s'intensifient, appelant à une refonte des lois et à une sensibilisation accrue autour de cette problématique.







