Islamabad, Pakistan (AFP) – Imaan Mazari, avocate reconnue pour son engagement en faveur des communautés marginalisées, a récemment été condamnée à dix ans de prison avec son époux Hadi Ali Chattha pour avoir publié des contenus jugés "anti-étatiques" sur les réseaux sociaux.
"Défendre la vérité est devenu un véritable défi dans ce pays", a déclaré Mazari à l'AFP lors d’une audience à Islamabad. "Nous étions conscients des risques en choisissant cette voie, mais nous ne reculerons pas", a-t-elle ajouté avec conviction.

Fille de l'ancienne ministre des Droits de l'Homme, Shireen Mazari, Imaan est à la fois inspirante et confrontée à des défis. Sa mère se dit fière de son engagement pour les populations vulnérables, tout en exprimant des craintes pour sa sécurité.
Incontournable dans les affaires de disparitions forcées des Baloutches, elle apporte son soutien aux victimes de la répression des autorités, notamment aux Afghans en danger.
Asad Ali Toor, journaliste, souligne qu'elle représente "un défi constant pour l'État" et évoque la complexité de sa situation, étant issue d'une famille aisée. Cela fait d'elle une cible dans un environnement hostile.
Bien qu'elle ait été victime de sexisme et de cyberharcèlement, l'avocate persiste. En 2025, elle a été récompensée pour sa bravoure dans la défense des droits humains. Les Nations Unies ont également dénoncé les poursuites contre elle comme un usage abusive de la justice.
En janvier 2026, lors d’une conférence, l’armée pakistanaise a accusé Mazari de poursuivre un agenda caché sous le couvert des droits humains, mais Imaan poursuit son combat, fière de son rôle : "nous ne sommes pas les premiers à être emprisonnés illégalement ici."
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