Le 24 janvier, Alex Pretti, un Américain de 37 ans, a perdu la vie lors d'une intervention des agents de l'ICE, l'agence fédérale de l'immigration. Selon les responsables, cette action était justifiée par une situation de légitime défense, affirmant que Pretti était armé. Cependant, des vidéos et des témoignages d'observateurs présentent une vision différente.
Une femme ayant filmé le drame a témoigné sous serment, expliquant qu'Alex tentait d'aider une autre manifestante qui était tombée au sol. "Il a été pulvérisé de gaz lacrymogène et plaqué au sol. Ce que j'ai vu ne cadre pas avec l'interprétation d'une agression armée", a-t-elle déclaré, comme rapporté par le Guardian.
Un médecin de 29 ans présent sur les lieux a corroboré ce récit, décrivant Alex comme n'ayant ni arme ni intention agressive. "Il criait simplement à l’adresse des agents, sans attaquer", a-t-il précisé.
"Des agents l'ont maintenu au sol et lui ont tiré dessus alors qu'il ne représentait aucune menace. Pourquoi cette violence? Il n'était là que pour aider".
Le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, a exprimé son indignation, déclarant que la transparence de l'enquête devrait être assurée par les autorités locales. "On ne peut pas se fier à l'État fédéral dans une affaire comme celle-ci", a-t-il insisté.
Alors que des appels à une enquête conjointe se multiplient, la tension monte autour des actions de l'ICE. Les experts en droits humains s'inquiètent d'une possible culture de l'impunité parmi les agents fédéraux, une préoccupation d'autant plus pressante à la lumière des récents événements dans le pays. BFMTV a rapporté que les conséquences de ces actions pourraient entraîner des revendications plus larges en matière de responsabilité des forces de l'ordre.







