Sans Jean-Luc Mélenchon, mais avec l'espoir d'attirer le social-démocrate Raphaël Glucksmann, la gauche « unitaire » se retrouve à Tours ce samedi. Écologistes, socialistes, membres de Génération.s et ex-Insoumis présenteront les contours d'une primaire encore floue, que ses défenseurs jugent essentielle pour permettre à la gauche de se qualifier au second tour de la présidentielle. Cependant, cette primaire semble flotter dans une dimension parallèle, où une France idéale existerait tout en évitant les urgences du quotidien.
Les efforts de Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, pour promouvoir l'unité de la gauche sont continuellement freinés par les profondes divisions qui fracturent le Parti Socialiste (PS), exacerbé depuis la réélection d'Olivier Faure. La situation reste tendue, et la stratégie d'unité interne est scrutée avec inquiétude, d'autant plus que le bureau national du PS a récemment affirmé que seuls les militants auraient le pouvoir de décider de la stratégie présidentielle.
Malgré les efforts acharnés des « unitaires », le calendrier politique est particulièrement chargé, entre le budget et les élections municipales. Ce contexte risque de les éloigner dangereusement de l'opinion publique et des préoccupations des citoyens. Comme le souligne un analyste politique interrogé par La Nouvelle République, « sans une réelle connexion avec les électeurs, la gauche pourrait rater une opportunité cruciale pour redorer son blason avant 2027 ». Les questions de l'environnement, de l'économie et des inégalités sociales demeurent prioritaires pour les Français, et la gauche devra surmonter ses dissensions internes pour se faire entendre dans ce débat.







