Le Maroc à l'épreuve de la CAN 2025 : succès ou échec ?

Le Maroc a-t-il vraiment réussi son défi avec la CAN 2025 ?
Le Maroc à l'épreuve de la CAN 2025 : succès ou échec ?
Quel bilan de la Can 2025 organisée au Maroc ? © Studio graphique FMM

Peu après la clôture de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2025, le roi Mohamed VI a salué cette compétition en tant qu'événement marquant pour le royaume. Malgré une finale à suspense où le Sénégal a remporté le titre face au Maroc, cette édition a été perçue comme un tournant dans l’histoire du football africain.

Cinq jours après le match décisif, le roi a exprimé sa gratitude envers "tous les acteurs nationaux" qui ont contribué au succès de ce tournoi. "Cette compétition a démontré des capacités organisationnelles sans précédent au Maroc", a t-il souligné dans un communiqué publié le 23 janvier. Bien que défaite sur le terrain, le souverain a souligné les progrès significatifs réalisés par le pays dans le secteur sportif, notamment grâce à des infrastructures modernes et une politique sportive ambitieuse.

Des retombées positives malgré la défaite

Malgré l'absence en public du roi, affaibli par la maladie, le prince héritier Moulay Hassan a su faire honneur à l'événement. L'occasion s'est également présentée à des experts de se pencher sur l’impact de cette édition. "Le Maroc a prouvé qu'il était prêt à accueillir des événements d'envergure grâce à ses infrastructures modernes, comme le TGV et de nombreux hôtels de qualité", a déclaré le journaliste sportif Xavier Barret sur France 24.

Pour Jean-Baptiste Guégan, spécialiste en géopolitique du sport, cette CAN a élevé le niveau d’exigence sur le continent : "Cette édition était mieux organisée que beaucoup de compétitions précédentes, un signe indéniable de l’évolution du football africain vers davantage de professionnalisme." Avec un investissement de près d'un milliard d'euros, les retombées économiques sont estimées à plus de 90 % par rapport à l'édition précédente, érigeant cette CAN comme "la plus rentable de l'histoire", selon le ministre de l'Industrie, Ryad Mezzour.

Des infrastructures modernes et une organisation exemplaire

Les six villes hôtes, notamment Rabat et Casablanca, ont brillamment accueilli les spectateurs dans des stades modernes. L’amélioration des infrastructures et des transports a facilité les déplacements, permettant à plus de 1,25 million de billets de se vendre malgré des critiques concernant le marché noir des tickets.

Les experts s'accordent à dire que cet événement a permis au Maroc de prouver sa capacité à organiser des compétitions d’envergure. "D'un point de vue économique et organisationnel, c'est une réussite incontestable", atteste Guégan.

Le revers de la médaille

Cependant, la finale a été assombrie par des moments de chaos, révélant des défaillances dans la gestion de la rencontre par les arbitres, ce qui a suscité des critiques. Xavier Barret a regretté que, malgré les efforts des autorités marocaines, les instances régionales comme la CAF n’ont pas encore trouvé un équilibre face aux défis logistiques.

En conclusion, bien que le Maroc n'ait pas pu brandir le trophée, son organisation de la CAN 2025 a marqué un tournant dans le sport africain. Le pays est désormais mieux positionné pour accueillir des compétitions futures, y compris la Coupe du monde 2030, coorganisée avec l'Espagne et le Portugal.

La véritable victoire de cette compétition réside donc dans les progrès réalisés et la mise en lumière du football africain, qui semble prêt à embrasser un avenir prometteur.

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