Le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, a récemment exprimé son mécontentement envers la gestion économique de son gouvernement, menant au limogeage immédiat de son vice-Premier ministre, Yang Sung Ho. Selon l'agence de presse d'État KCNA, cette décision a été prise lors d'une visite dans un complexe industriel, où Kim a fustigé l'« incompétence » des responsables économiques à Pyongyang.
« Yang Sung Ho a été démis de ses fonctions car il s'est révélé incapable de porter des responsabilités importantes », a-t-il déclaré, qualifiant la nomination de Yang d'« erreur regrettable ». L'analogie qu'il a utilisée, comparant la situation à atteler une chèvre à un chariot, illustre son frustration grandissante face à l'incapacité de ses collaborateurs à relever les défis économiques du pays.
Au cours de son discours, Kim a également mis en lumière les dysfonctionnements de l'économie nord-coréenne, mettant en cause des fonctionnaires « irresponsables et incompétents » qui ont causé des retards dans la modernisation du complexe de Ryongsong, un projet crucial pour l'avenir de l'industrie du pays.
Il a souligné que le gouvernement était plongé dans un état de défaitisme, ayant trop longtemps négligé ses devoirs. Les experts affirment que cette purge est un signe révélateur des luttes internes au sein du régime, qui traverse une période de crise économique aggravée par des sanctions internationales.
En décembre dernier, Kim avait déjà promis d’éliminer les failles dans les rangs de son administration, suite à des cas de corruption qui avaient miné la confiance du public. Cette démarche devient d'autant plus pertinente avec l'approche du premier congrès du Parti des travailleurs en cinq ans, un événement qui pourrait redéfinir les priorités économiques du pays.
Comme le souligne l'expert en affaires nord-coréennes, Dr. Lee, « ces purges ne sont pas simplement des actes symboliques ; elles sont au cœur de la survie politique de Kim face à une économie en déroute ». Il sera intéressant de voir comment ces changements vont façonner l'avenir du pays et sa stratégie face à l'extérieur.
Pour le moment, l’attention demeure sur la mise en œuvre des réformes promises et sur la capacité du régime à restaurer la confiance dans ses institutions.







