Guatemala (AFP) – Un tragique bilan s'alourdit au Guatemala, où un neuvième policier a succombé à ses blessures, victime d’une série d'attaques coordonnées. Ces incidents surviennent après une intense campagne pour reprendre le contrôle de trois prisons, où des membres de gangs avaient pris des gardiens en otage.
Des mutineries, qui se sont intensifiées depuis mi-2025, font rage, principalement en réaction aux transferts de leaders de gangs vers des établissements de haute sécurité. Ces émeutes visent à empêcher ces transferts et exigent de ramener les dirigeants de gangs dans des prisons aux mesures moins strictes.
Huit agents de police ont été abattus lors d'une offensive dimanche, et le neuvième, gravement blessé alors qu'il circulait à moto avec un collègue, a finalement rendu son dernier souffle dans un hôpital de la capitale. Le ministre de l'Intérieur, Marco Antonio Villeda, a qualifié ces attaques de lâches, pointant du doigt les groupes criminels, présentés comme des terroristes par les autorités guatémaltèques et américaines.
En réponse à cette violence, le président Bernardo Arevalo a déclaré l’état de siège pour une durée de 30 jours, pour protéger les citoyens guatémaltèques des violences liées aux gangs, en particulier ceux de Barrio 18 et Mara Salvatrucha. Cette mesure, soumise à l'approbation du Parlement, offre à l’État des pouvoirs élargis pour restreindre certaines libertés et procéder à des arrestations sans mandat, suscitant des craintes parmi les défenseurs des droits de l'homme.
Le général Henry Saenz, ministre de la Défense, a affirmé que l'armée serait déployée pour renforcer la sécurité et lutter contre le crime organisé. Le directeur de la police, David Custodio, a déclaré que ses agents seraient prêts à agir pour protéger les citoyens, y compris en utilisant la force si nécessaire.
Cette situation précaire a conduit à la suspension des cours le premier jour d’un deuil national de trois jours, en hommage aux policiers tombés au combat. Des cérémonies se sont tenues au ministère de l'Intérieur, où les cercueils étaient drapés du drapeau guatémaltèque.
Les gangs continuent de s'emparer de territoires, extorquant des commerçants et terrorisant la population. Selon une étude de l'observatoire de la violence, ces groupes criminels non seulement contrôlent des zones urbaines mais influencent également nombre de décisions économiques au pays.
Pour en savoir plus sur cette crise, il est essentiel de suivre les prochaines étapes du gouvernement guatémaltèque dans sa lutte contre la criminalité organisée et de maintenir une vigilance sur les droits des citoyens, un sujet de préoccupation continue parmi les acteurs sociaux et politiques.







