Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a déclaré le 17 janvier 2026 que les autorités devraient "réprimer les séditieux" qu'il accuse d'avoir causé la mort de "milliers de personnes". Ces commentaires interviennent alors que la répression des manifestations a déjà entraîné des pertes humaines considérables, selon les ONG.
La vague de contestation, qui a débuté en décembre suite à des manifestations contre le coût de la vie, a été violemment réprimée, laissant des milliers de morts parmi les manifestants. Selon Iran Human Rights, plus de 3 400 manifestants auraient été tués par les forces de sécurité depuis le début des troubles, un chiffre qui pourrait être bien plus élevé étant donné les restrictions sur la communication.
Des experts pointent du doigt la brutalité de la réaction des autorités, qui a été renforcée par une coupure d'Internet, soulignant le manque de transparence et d’accès à l’information sur les événements en cours. Lors d'une cérémonie retransmise à la télévision, Khamenei a affirmé que ceux qui ont "sacrifié des vies avec une grande cruauté" devaient être punis rapidement.
En dépit des déclarations rassurantes des autorités sur le retour à la normale, la réouverture des écoles à Téhéran et dans d’autres villes n’a pas apaisé les craintes. Les activistes, tels que Reza Pahlavi, fils de l’ancien chah d’Iran, incitent à de nouvelles manifestations, éveillant une dynamique potentielle de reprise des contestations.
Khamenei a également tenté de renforcer son message en accusant des puissances étrangères, notamment les États-Unis, d'être derrière les troubles. "Nous ne ferons pas la guerre, mais nous poursuivrons les responsables de ces violences", a-t-il affirmé, tout en tenant Donald Trump pour responsable des violences ayant éclaté lors des manifestations.
Les tensions croissantes entre les forces de sécurité et les groupes de manifestants impliquent également un climat de peur et d'incertitude parmi les citoyens iraniens. De nombreux témoins décrivent une situation où "tout le monde connaît au moins une personne qui a été tuée", tandis que des incidents de violence extrême continuent d'être rapportés. Le témoignage d'un manifestant, qui a récemment fui en dehors du pays, décrit une scène de chaos et de tir à balles réelles à Téhéran.
Malgré ces développements, la communauté internationale, y compris des médias français, surveille la situation de près, avec des préoccupations exprimées au sujet du bilan humain de la répression. Il reste à voir comment ces événements évolueront dans les semaines à venir, alors que le peuple iranien continue d'exprimer son mécontentement face à un régime qu'il perçoit comme oppressif.







