Le président Emmanuel Macron présidera, ce jeudi 15 janvier, un conseil de défense au palais de l'Élysée, dont l'objectif principal sera d'examiner les tensions croissantes liées à la situation au Groenland et en Iran. Réuni en urgence, ce conseil réunira les ministres concernés et les chefs des armées, afin d'évaluer les enjeux stratégiques.
Cette annonce survient alors que les États-Unis, sous l'administration de Donald Trump, laissent entendre la possibilité d'une intervention militaire en Iran. Une récente déclaration du président américain a agité les milieux diplomatiques, notamment après des vagues de contestation dans le pays, qui ont été sévèrement réprimées. Selon des sources, Trump a affirmé que « les autorités iraniennes tentent de sécuriser leur régime face à un mécontentement croissant ».
Parallèlement, le Groenland suscite une attention croissante, exacerbée par des discussions à Washington entre le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, et des responsables américains. Ce dernier a laissé entendre que Trump ambitionnait de « s'approprier le Groenland », une déclaration qui souligne les tensions entre le Danemark et les États-Unis, un point de vue partagé par plusieurs experts en relations internationales interrogés par Le Monde.
Après ce conseil de défense, le chef de l'État se rendra sur la base aérienne d'Istres, où il prononcera ses vœux aux armées françaises. Cette étape sera l'occasion d'évoquer la mission européenne de reconnaissance projetée au Groenland, impliquant des militaires français, danois, allemands, norvégiens et suédois, dans le cadre du projet « Arctic Endurance ».
La complexité de ces enjeux, tant au Groenland qu'en Iran, pourrait redéfinir les relations internationales et stratégiques des pays européens avec les États-Unis. Les experts soulignent que ces développements nécessitent une attention particulière non seulement de la France, mais aussi de l'Union européenne dans son ensemble.







