Lors de sa cérémonie de vœux, la maire socialiste sortante de Paris, Anne Hidalgo, a fait le point sur ses deux mandats sans faire allusion à la campagne de son ancien adjoint, Emmanuel Grégoire, qui aspire à lui succéder à l'Hôtel de ville.
« En 2026, les Parisiens devront décider du futur de notre ville. Il ne s'agit pas simplement d'une alternance, mais d'une vision pour Paris », a déclaré l'élue, entourée des représentants de la capitale et de la métropole. Hidalgo a affirmé sa conviction que "Paris doit rester une ville de gauche" et a exprimé sa fierté quant aux avancées progressistes réalisées durant ses douze années à la tête de la ville. "J'espère que les électeurs voteront pour l'écologie et la solidarité", a-t-elle ajouté.
Malgré l'absence de mention de Grégoire, des tensions semblent persister entre les deux. À l'heure où Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie, s'apprête à tenir son premier meeting de campagne, Hidalgo a justifié son silence, car "ce n'est ni le lieu ni le moment" pour aborder les sujets électoraux lors de cette cérémonie, prévue pour ses derniers vœux.
La maire, qui a marqué l'histoire en devenant la première femme à occuper ce poste à Paris, a évoqué les défis rencontrés durant son mandat, notamment sa volonté de réduire l'usage de la voiture et de faire face au changement climatique. Elle a souligné des initiatives marquantes telles que le développement du cyclisme urbain, la piétonnisation des berges de la Seine, ainsi que la limitation de vitesse sur le périphérique à 50 km/h.
Anne Hidalgo a également mis en garde contre la candidature de Rachida Dati, affirmant qu'elle représente un danger potentiel pour la gauche en raison de sa proximité avec l'extrême droite. "Rachida Dati peut facilement unir la droite à l'extrême droite, ce qui serait disastrous pour l'avenir de Paris", a-t-elle prédit. À l'approche de son départ en mars 2026, elle a promis que les responsabilités seraient établies concernant les préoccupations liées au secteur périscolaire, en réponse à des allégations sérieuses.
Dans un contexte politique en mutation rapide, la sortie d'Hidalgo soulève de nombreuses questions sur l'avenir politique de Paris. Selon des experts, la dynamique actuelle pourrait influencer non seulement les élections municipales, mais aussi la direction politique future de la capitale française. "Les Parisiens aspirent à des changements audacieux," a déclaré un analyste politique de France 24. "Leur choix lors des prochaines élections pourrait redéfinir la trajectoire de la ville pour les années à venir."







