Une tentative visant à limiter l'autorité militaire de Donald Trump lors d'éventuelles opérations au Venezuela a récemment échoué au Congrès américain. Deux sénateurs républicains ont changé de position le 14 janvier, ce qui a conduit à l'abandon de la résolution qui aurait restreint les actions militaires sans autorisation préalable du Congrès.
Initialement, une motion de procédure avait été votée favorablement avec le soutien de cinq sénateurs républicains, mais une deuxième motion, approuvée par la majorité, a mis un frein à la discussion sur le texte, évitant ainsi un camouflet pour la Maison-Blanche. Comme l'indique Le Monde, cette volte-face a été orchestrée après que les sénateurs Todd Young et Josh Hawley ont reçu l'assurance du chef de la diplomatie, Marco Rubio, qu'en cas de déploiement militaire, le Congrès serait dûment informé.
La résolution visait à « ordonner le retrait des forces armées des États-Unis des hostilités à l’intérieur ou contre le Venezuela non autorisées par le Congrès ». Si adoptée, elle aurait significativement limité la capacité de Trump à engager des actions militaires contre le pays sud-américain sans un vote préalable des parlementaires.
Depuis la capture de Nicolás Maduro par des forces spéciales américaines, Donald Trump a clairement affirmé que les États-Unis allaient « diriger » le Venezuela, soulevant des inquiétudes quant à l'éventualité d’un nouveau déploiement de troupes dans la région. Selon Libération, il n'a pas écarté l'envoi de soldats supplémentaires pour garantir l'accès aux ressources pétrolières du pays.
Cette résolution, bien qu’elle ait suscité des débats intenses, aurait eu un impact symbolique même si elle avait reçu l’approbation des deux chambres du Congrès. En effet, Trump aurait pu opposer son veto, rendant son adoption largement illustratif plutôt que contraignant.
Pourtant, face à cette défaite initiale, Trump s’était exprimé de manière virulente en condamnant la « stupidité » des sénateurs républicains qui avaient osé soutenir un texte qu'il jugeait « inconstitutionnel ». Les pressions sur ces élus pour modifier leur vote évoquent des inquiétudes quant à l’indépendance des instances politiques américaines. Le sénateur démocrate Tim Kaine a ainsi dénoncé sur X (anciennement Twitter) l’intimidation exercée par l’administration, interrogeant la légitimité de cette opération militaire.
Cette situation soulève des préoccupations sur la direction des politiques étrangères des États-Unis, en particulier dans une région aussi délicate que l'Amérique du Sud, et appelle à une réflexion plus profonde sur le rôle du Congrès dans la prise de décisions militaires.







