Le gouvernement a récemment dévoilé un ensemble d'initiatives destinées à soutenir les agriculteurs français, fortement éprouvés par des crises multiples. Le Premier ministre a annoncé le 13 janvier une loi d'urgence agricole, qui sera soumise au Parlement en juin, visant à lever divers obstacles à la production.
Parmi les principales mesures, un fonds d'urgence de 40 millions d'euros pour les céréaliers et un doublement des aides aux éleveurs affectés par la dermatose des mamelles ont été proposés. Ces décisions font suite à des manifestations de l'agriculture française, comme l'indique Ouest-France, illustrant un besoin urgent d'intervention.
« Cette loi aborde des questions brûlantes comme l'eau, la prédation et les moyens de production », a déclaré Annie Genevard, ministre de l'Agriculture, lors d'une conférence. Les agriculteurs s'attendent également à une clarification sur l'utilisation de certains produits phytosanitaires, tels que l'acétamipride, qui, bien que bannis, sont réclamés par plusieurs filières, comme l'a rapporté France Info.
Des experts du secteur affirment que ces aides peuvent représenter une bouffée d'oxygène nécessaire pour un secteur déjà en difficultés. Comme le souligne Jean-Pierre Williot, agriculteur et représentant de la FNSEA : « Les prélèvements sur les marges des producteurs ont atteint des limites intenables. Les mesures gouvernementales sont un premier pas vers une résilience durable. »
En outre, un moratoire sur l'eau est prévu, ainsi qu'un plan viticulture de 130 millions d'euros pour soutenir les viticulteurs, symbole d'une volonté politique d'adapter les outils réglementaires et économiques aux réalités du terrain, surtout à l'approche du Salon International de l'Agriculture.
Les agriculteurs espèrent désormais que ces promesses se traduiront rapidement en actions concrètes pour redresser un secteur en pleine tourmente.







