Le 14 janvier, Emmanuel Macron a exprimé son indignation à l'égard d'un manuel scolaire publié par Hachette Livre, qualifiant son contenu d'"intolérable" et affirmant qu'il "falsifie les faits" concernant les attentats du Hamas en Israël le 7 octobre 2023. Le chef de l'État a rappelé sur X que: "Le révisionnisme n’a pas sa place en République. J’ai demandé au gouvernement de prendre des mesures".
Cette réaction fait suite à une alerte lancée par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), qui a mis en lumière des phrases controversées dans le manuel. Selon celle-ci, le texte indique que, suite à la mort de plus de 1 200 civils lors des attaques du Hamas, Israël a "décidé de renforcer son blocus économique" sans qualifier le Hamas d'organisation terroriste. Le président de la Licra, Yonathan Arfi, a dénoncé ce passage, le qualifiant de "falsification de l’histoire".
Le 7 octobre 2023, une offensive surprise du mouvement palestinien Hamas a provoqué la mort de plus de 1 200 personnes, principalement des civils, selon les informations rapportées par l’AFP. En réponse, Israël a intensifié ses opérations militaires dans la bande de Gaza. Ce cycle de violence a coûté la vie à plus de 70 900 personnes en deux ans, d’après des données fournies par le ministère de la santé de Gaza, des chiffres confirmés par les Nations Unies.
En réaction à la controverse, Hachette Livre a reconnu "un contenu erroné" dans trois de ses ouvrages de révision pour le bac, déclarant avoir ouvert une enquête interne pour comprendre comment une telle "erreur" a pu se glisser dans le matériel éducatif. Le PDG de Hachette, Arnaud Lagardère, a présenté ses sincères excuses aux personnes blessées par ce contenu, affirmant qu’ils "comprennent l’émotion suscitée".
Le ministre de l'Éducation, Edouard Geffray, a également réagi, qualifiant de "grave et inacceptable" la manière dont les victimes des attentats du 7 octobre sont désignées comme "colons juifs", une terminologie que certains jugent blessante. Aurore Bergé, ministre déléguée à la lutte contre les discriminations, a ajouté que "la lutte contre l’antisémitisme est un combat de tous les instants".
Ce débat soulève des questions cruciales sur la manière dont les événements historiques sont enseignés et représentés dans les manuels scolaires. Les experts insistent sur la nécessité d'inclure des perspectives variées et de s'assurer que les faits sont correctement retranscrits.







