Après quatre ans d'absence, le kakapo, ce perroquet emblématique et non volant de Nouvelle-Zélande, a enfin marqué le début de sa saison de reproduction. Selon le ministère de la Conservation, cette éclosion de vie revêt une importance cruciale pour l'avenir de l'espèce, qui se trouve en danger critique d'extinction.
Actuellement, la population de kakapos est réduite à seulement 236 individus, répartis sur trois îles isolées du sud de la Nouvelle-Zélande. Parmi eux, 83 femelles sont en âge de se reproduire, ce qui fait naître de l'espoir pour cette année, qui pourrait bien enregistrer le plus grand nombre de poussins depuis le début des enregistrements. Deidre Vercoe, responsable des opérations de protection du kakapo au ministère, a mentionné : "C'est toujours un moment excitant lorsque la saison de reproduction commence, mais cette année, cela paraît particulièrement prometteur après une telle interruption."
Un programme de conservation lancé en 1995, en collaboration avec le groupe maori Ngai Tahu, a déjà permis de sauver l'espèce d'une extinction imminente, lorsque seulement 51 oiseaux avaient été comptés. En dépit de la triste perte de 16 oiseaux durant ces quatre dernières années, les efforts pour régénérer les populations de kakapos portent leurs fruits. En 2022, on enregistrait 252 individus, donnant un nouvel élan à des initiatives visant à stabiliser cette espèce fragile.
Dans le cadre de ces efforts, il est à espérer que les kakapos pourront à terme s'épanouir non seulement dans les îles mais sur l'ensemble de l'île du Sud. "Nous visons à établir des populations saines et autonomes, capables de prospérer dans leur habitat naturel", a affirmé Mme Vercoe.
Alors que les premiers poussins sont attendus aux alentours de la mi-février, l'optimisme est palpable parmi les équipes de conservation, qui voient dans cette saison de reproduction un pas de plus vers la redynamisation de cette espèce en danger. Suivant l'exemple de cette réussite, d'autres initiatives de conservation pourraient également bénéficier de cette leçon d'espoir.







