Les États-Unis ont mené une quatrième nuit consécutive de frappes en Iran, tout en rétablissant un blocus naval. En réponse, Téhéran a annoncé, le 25 juillet, la fermeture continue du détroit stratégique d'Ormuz.
Ce qu’il faut retenir
Les frappes américaines ciblent des zones clés de l'Iran (Bandar Abbas, Qeshm, Ahvaz) et un blocus naval a été instauré, sapant l'accord de cessez-le-feu signé en juin, alors que le conflit a recommencé en février.
Téhéran a affirmé que le détroit d'Ormuz resterait fermé en réponse aux frappes, avec l'OMI signalant deux morts lors des récentes attaques sur des pétroliers.
L'Iran a également intensifié ses attaques contre des installations américaines au Koweït et en Jordanie, et Trump a menacé d'intensifier les frappes si le pays ne négocie pas.
Le conflit au Moyen-Orient prend de l'ampleur avec une récente série de frappes américaines ciblant l'Iran et la réintroduction d'un blocus naval depuis le 14 juillet. Téhéran a clairement indiqué qu'il maintiendrait le détroit d'Ormuz fermé tant que les attaques persisteraient.
Actuellement, l'impact de ces frappes sur le terrain est majeur avec des bombardements répétés rapportés sur des zones essentielles, comme Bandar Abbas et l'île de Qeshm, ce qui compromet les efforts de paix établis lors des négociations précédentes.
La situation tourne au vinaigre
L'Iran a affirmé avoir été la cible de frappes américaines, avec des déclarations de l'armée américaine affirmant la neutralisation de plusieurs installations militaires adverses. Ces mouvements ont attiré l'attention de la communauté internationale, notamment l'ONU, qui s'inquiète des répercussions socio-économiques d'un tel blocus.
De plus, les Gardiens de la Révolution ont annoncé qu'ils prendraient des mesures pour empêcher le passage de tout navire dont l’itinéraire se présenterait comme hostile, promettant de perturber d'autres routes d'exportation des hydrocarbures qui bénéficient aux États-Unis et à ses alliés.
Donald Trump, pour sa part, n’a pas caché sa volonté d’intensifier la pression sur Téhéran, déclarant à Fox News que s'ils n'acceptaient pas de négocier, cela irait de mal en pis pour eux. Il a mis en avant des cibles potentielles comme les centrales électriques militaires et infrastructurelles, renforçant ainsi les tensions déjà palpables.
Les frappes américaines ont déjà eu un impact dévastateur sur les infrastructures iraniennes. De surcroît, l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW) souligne que la pression engendrée par le blocus de l'an dernier avait été un facteur déterminant dans la conclusion du précédent accord de cessez-le-feu, une réalisation qui semble maintenant mise à mal.
Comme l'indique le vice-ministre iranien Kazem Gharibabadi, les actions des États-Unis ont conduit à une rupture du protocole d'accord, exacerbant un conflit qui semble s'enliser davantage chaque jour.







