Le premier ministre, accompagné de douze ministres, se rend au Maroc pour « renouer » avec plusieurs pays du Maghreb, marquant sa première visite à l’étranger depuis son arrivée au gouvernement.
Sébastien Lecornu se rendra à Rabat les 15 et 16 juillet 2026 pour renforcer les relations entre la France et le Maroc. Cette visite coïncide avec une éventuelle invitation du roi Mohammed VI à Paris. Pour sa première sortie diplomatique, Lecornu sera entouré de ministres clés, y compris Jean-Noël Barrot et Laurent Nuñez. Le Premier ministre rencontrera son homologue marocain, Aziz Akhannouch, à l'occasion d'une rencontre gouvernementale qui n'avait pas eu lieu depuis 2019.
Les relations entre la France et le Maroc sont solides depuis qu'Emmanuel Macron a reconnu, l'été dernier, la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, un acte qui a provoqué la colère d'Alger. Comme le souligne Hasni Abidi, directeur du Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (Cermam), « les relations sont désormais excellentes, il s'agit d'en récolter les fruits ».
Lors de la visite d’Emmanuel Macron à Rabat en 2024, plusieurs contrats avaient été signés, marquant un apaisement des tensions dues à des incidents d'espionnage et à la crise des visas entre les deux nations.
Priorité marocaine
Le Maroc est désormais au centre de la stratégie diplomatique française au Maghreb, témoignant d'un tournant dans les relations entre Paris et Alger. « Emmanuel Macron ne cherche plus à équilibrer ses relations entre le Maroc et l’Algérie », indique Abidi, tandis que Pierre Vermeren, historien, note : « Macron, en fin de mandat, se tourne vers un partenaire fiable ». Cela inclut des intérêts partagés dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.
Visite royale ?
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, prévoit de discuter avec son homologue marocain de la possible extradition d'Ismael Benahmed, un Franco-Marocain soupçonné d'un meurtre à Paris en 2019. Une visite du roi Mohammed VI en France pourrait sceller un nouveau partenariat maroco-français, une possibilité qui n'avait pas été évoquée depuis mars 2000, lors de la dernière visite royale.







