Avec plus de 400 communes désormais engagées dans la vidéoverbalisation, ce dispositif permet de sanctionner les infractions routières sans l'intervention directe des forces de l'ordre. Alors que les municipalités en vantent les mérites, l'adhésion des citoyens reste mitigée.
À Plessis-Belleville, dans l’Oise, les automobilistes peuvent dorénavant recevoir des amendes sans être arrêtés par des gendarmes. Depuis juin, la commune utilise un système de caméras de surveillance pour détecter les infractions au Code de la route, d’après un reportage de TF1.
Dans cette localité de 4 000 habitants, une quinzaine de caméras sont monitorées en temps réel par les agents de la police municipale. Ces derniers se concentrent sur les zones à fort trafic pour identifier les comportements à risque. Une fois une infraction enregistrée, la contravention est émise à distance, comme le précise le maire Christophe Korell, qui cible principalement les refus de stop et l'utilisation de voies interdites.
Un dispositif qui ne fait pas l’unanimité
Cependant, la vidéoverbalisation ne fait pas l'unanimité parmi les citoyens. Certains dénoncent une réduction de la présence policière sur le terrain. « Maintenant, grâce à la technologie, ils nous verbalisent sans nous voir », s'inquiète un habitant. En revanche, d'autres soulignent que ce système contribue à réduire les comportements dangereux. À Fleury-les-Aubrais, par exemple, on a enregistré une diminution des infractions, passant de quarante à trente en six mois.
Sur le plan économique, le dispositif s'avère rentable, reposant sur des caméras déjà en place dans la commune. À Plessis-Belleville, seuls 900 euros supplémentaires ont été nécessaires pour installer des panneaux signalant les zones de vidéoverbalisation. Néanmoins, l'implémentation de ce système doit être approuvée par le préfet, pour une durée limitée de cinq ans.







