Un plafond effondré, des murs imbibés d’eau, et des moisissures se développant sur les trois étages... Un rapport d’expertise de 138 pages, daté de fin 2025, témoigne du désastre vécu par Christiane et Alex à Lanouaille, en Dordogne. Cette maison, loin d’avoir été détruite par des éléments naturels, a souffert de l'abandon d'un chantier par un artisan local.
Tout commence le 22 décembre 2024, avec un incendie dans les combles de leur maison. Les retraités parisiens, installés dans la région depuis deux ans, ont vu leurs dégâts couverts par une solide assurance. Ils prennent alors la décision de faire appel à un artisan de la région pour gérer les réparations nécessaires, rapporte Sud Ouest.
Le devis, s’élevant à 123 000 euros, est validé et un acompte de 37 000 euros est versé en mai 2025. Cet artisan intervient pendant quelques jours en juillet : il casse quelques cloisons, mais disparaît ensuite, laissant le chantier à l'abandon. Les mois passent sans nouvelles ni avancées sur le projet.
Les combles sous l'eau
En octobre, alors que le couple s'inquiète du manque d’avancement, l'artisan demande un nouvel acompte de 20 000 euros, que le couple refuse, conscient de l’état lamentable du chantier. Pendant ce temps, la bâche de protection sur le toit se dégrade, laissant les combles humides, puis l’étage et le rez-de-jardin inondés.
Face à l'urgence de la situation, les propriétaires engagent une avocate pour faire constater les dégâts par un huissier avant de lancer une procédure judiciaire d'urgence.
Une somme disparue
Le 8 janvier dernier, le tribunal judiciaire de Périgueux se penche sur l'affaire. L'artisan reste silencieux, et est condamné à restituer 20 000 euros d’acompte, somme qu’il ne remboursera jamais. Bien que l'assurance ait finalement mandaté une autre entreprise pour effectuer les réparations nécessaires, le couple encaisse un préjudice lourd. Non seulement ils perdent les 37 000 euros d’acompte, mais ils doivent aussi assumer un loyer temporaire de 500 euros par mois, en plus des frais juridiques.
« Notre principale erreur a été de vouloir faire travailler un artisan local, plutôt que de laisser notre compagnie d'assurance choisir le professionnel », confient-ils au Sud Ouest. Cette histoire souligne l'importance de faire des choix éclairés lors de travaux de rénovation.







