Ce vendredi, Renault a franchi une étape marquante en sortant son millionième véhicule électrique de l’usine de Douai, témoignant de la réussite de son virage vers l’électrique. Alors que le constructeur français prévoit de produire 220 000 voitures cette année, une hausse notable de 70 000 par rapport à 2022, son PDG François Provost n'hésite pas à affirmer : "L'électrique peut créer des emplois", une déclaration faite sur les ondes de RTL.
“Nous avons investi 13 milliards d'euros sur les cinq dernières années”, déclare Provost. Il insiste sur le fait que ces investissements sont orientés vers la création d'activités et le renforcement des nouvelles technologies, notamment dans le domaine des véhicules électriques. Cette année, l'usine de Douai a déjà vu la création de 150 emplois, alors qu'au total, 800 nouvelles positions verront le jour dans l'ensemble des usines du groupe.
Des défis malgré le succès
Cependant, tous les secteurs de Renault ne sont pas au même niveau de dynamisme. En juin dernier, la société a annoncé qu'elle supprimerait 800 postes d'ingénieurs, principalement en Île-de-France, dans le but de "simplifier" son organisation et d'améliorer la vitesse d'exécution. Cette décision a suscité des préoccupations, rapportées dans le Monde.
François Provost reconnaît que l'ingénierie représentait un "challenge majeur" pour l'entreprise, notamment face à la concurrence asiatique, qui a pris de l'avance en matière de technologies et de rapidité. "Nous voulons prouver qu'il est possible de développer en France tout en collaborant avec nos fournisseurs nationaux", a-t-il ajouté. malgré les suppressions de poste, Provost affirme que "nous travaillons différemment" pour s'adapter aux besoins actuels du marché.







