Les résidents de Guam et des Îles Mariannes du Nord se mobilisent pour faire face à un impressionnant système météorologique, baptisé "super typhon", qui devrait frapper ces territoires américains du Pacifique ce samedi, pile quelques mois après une tempête dévastatrice.
Des files d'attente se forment devant les pompes à essence à Saipan, dans les Îles Mariannes, tandis que les locaux se précipitent vers les magasins de bricolage à la recherche de contreplaqué pour se fortifier, sans oublier les supermarchés, où ils s'approvisionnent en nourriture et en eau potable.
À 21h00 GMT vendredi, le super typhon Bavi se dirigeait à toute vitesse vers l'ouest, vers les Îles Marshall et les Mariannes du Nord, affichant des vents puissants de 259 km/h, avec des rafales atteignant 314 km/h, selon le dernier bulletin du Joint Typhoon Warning Center (JTWC).
Équivalente à un ouragan de catégorie 5, Bavi a été classé super typhon samedi matin par le JTWC. Bien qu'un léger affaiblissement soit prévu, la tempête devrait tout de même balayer Guam et les Mariannes du Nord, déjà durement touchées en avril par le super typhon Sinlaku, qui avait causé d'importants dégâts matériels, privant des milliers de résidents d'électricité et déracinant des arbres.
"Les trajectoires projetées demeurent alarmantes pour les Mariannes. Tous les habitants doivent se préparer à affronter au moins des conditions de tempête tropicale", avertit le service météorologique national américain.
Les célébrations prévues pour le 250e anniversaire des États-Unis de ce samedi sont éclipsées par les mesures d'urgence liées à la tempête.
L'archipel des Mariannes du Nord compte environ 40 000 habitants, alors que l'île voisine de Guam, territoire américain distinct, abrite environ 170 000 personnes.
"Deux super typhons en l'espace de deux mois, c'est sans précédent. C'est une situation inédite pour les Mariannes", déclare Castro, qui a déjà sécurisé les fenêtres de sa maison avec du ruban adhésif et rempli ses réserves d'eau.
L'Organisation météorologique mondiale a également signalé vendredi que le phénomène climatique El Niño, qui a lieu tous les deux à sept ans et peut durer entre neuf et douze mois, a déjà débuté dans le Pacifique tropical. Ce phénomène a pour effet de réchauffer les températures de l'eau dans le centre et l'est du Pacifique équatorial, entraînant des modifications globales des schémas de vent, de pression et de précipitations.







