Avec l'approche d'un sommet de l'OTAN prévu à Ankara les 7 et 8 juillet, le président ukrainien Volodymyr Zelensky insiste sur la nécessité d'obtenir une licence pour fabriquer des missiles de défense Patriot. Dans un contexte de frappes russes croissantes sur tout le territoire, ce soutien est jugé crucial.
Lors d'une nuit où son pays a été la cible de 570 attaques aériennes, Zelensky a réitéré son appel à l'aide. Selon les données dévoilées, 476 drones et 48 missiles ont été interceptés, mais la menace reste omniprésente. Le président ukrainien estime que les discussions autour de ce sujet doivent être prioritaires lors du sommet.
"Nous manquons de capacités anti-balistiques et la situation devient de plus en plus alarmante. Les conversations concernant les licences de production pour les missiles Patriot sont en cours avec l'administration américaine," a déclaré Zelensky sur les réseaux sociaux, marquant ainsi l'urgence de la situation.
Après les frappes intensifiées sur Kiev, où 30 personnes ont perdu la vie, Zelensky se montre déterminé. Le général Jérôme Pellistrandi, rédacteur en chef de la revue Défense nationale, indique que bien que la situation reste instable, les Ukrainiens cherchent principalement à forcer la Russie à engager des négociations, plutôt que de reconquérir militairement les territoires perdus.
Empêcher de nouvelles frappes massives
Lors d'un récent G7, Zelensky avait déjà abordé cette question avec Donald Trump, évoquant la possibilité d'un transfert de licences pour les missiles Patriot. Le président ukrainien souligne que ce soutien pourrait contribuer à mettre un terme aux hostilités en cours.
Le général Olivier Kempf, de la Fondation pour la recherche stratégique, tempère cependant cette ardeur. Bien qu'il reconnaisse que l'acquisition potentielle de cette licence soit bénéfique, il souligne que cela ne suffira pas à changer le cours de la guerre. Pour lui, le faible taux d'interception des missiles russes illustre un épuisement des ressources fournies par les alliés occidentaux.
Le scepticisme face à un soutien américain
Kempf, en abordant les perspectives de Zelensky, témoigne de ses réserves concernant l'éventuel transfert de production sous licence par les États-Unis. "Leurs stocks d'intercepteurs sont déjà très réduits," affirme-t-il, laissant penser qu'une augmentation de la production des États-Unis avoisinerait plus une vente accrue aux Européens pour soutenir l'Ukraine.
Le général Pellistrandi, tout en restant optimiste sur de possibles avancées lors des discussions, rappelle la complexité de la situation actuelle, où les priorités de soutien peuvent varier au gré des dynamiques politiques. Les discussions de l'OTAN à venir promettent d'être cruciales pour maintenir le soutien transatlantique à l'Ukraine.







